Législatives 2018 : la Cour constitutionnelle annule la victoire d’un indépendant

Siège de la Cour constitutionnelle gabonaise @ DCP

Libreville, 11 décembre (Gabonactu.com) – La Cour constitutionnelle gabonaise a annulé mardi la victoire du candidat indépendant Jean Bosco Mbadou, vainqueur contre le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Jean-Pierre Boukila (ancien ministre) sur le siège unique du département de l’Offoue-Onoye (Iboundji), dans la province de l’Ogooué-Lolo, a appris Gabonactu.com auprès d’une source bien informée.
 
Selon Jean Valentin Leyama, ancien député, qui s’est procuré une décision de la Cour constitutionnelle, l’élection du candidat indépendant Jean Bosco Mbadou, vainqueur contre le candidat PDG Jean-Pierre Boukila, sur le siège unique du département de l’Offoue-Onoye (Iboundji), dans la province de l’Ogooué-Lolo est annulée.
 
La Cour a rejeté la requête de la ministre déléguée à l’éducation nationale Mme Edwige Nganga Essoukou ep. Betah, sur le deuxième siège du département de la Zadie à Mekambo (Ogooué Ivindo) contre Franck Ulrich Betamba Ndombi du Parti social démocrate (PSD, du Vice président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou). Le candidat du PSD est donc définitivement vainqueur.
 
Le triomphe d’Alexandre Awassi dans la commune de Moanda est validé. La requête de son adversaire du PDG est rejetée.
 
De même, la victoire de Mesmin Boris Wada du parti Les Démocrates (LD, opposition aile Guy Nzouba Ndama) est validée contre le PDG Jean François Wanda à Lekoko, Bakoumba dans la province du Haut Ogooué (sud est).
 
Il faut noter que les requêtes introduites par les candidats des nouveaux partis proches de l’AJEV (Association des jeunes volontaires émergents, proche du directeur de cabinet du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimbaà contre le PDG ont été retirées par les Présidents de ces partis plutôt que par les candidats eux-mêmes. Il s’agit des partis SDG et RV. En retour, le PDG a aussi retiré 2 requêtes de ses candidats contre ces partis. Échange de bons procédés qui traduirait la proximité entre ces partis.
 
Vendredi dernier, la Cour constitutionnelle a examiné 22 dossiers de recours dans le cadre du contentieux pour les élections législatives du 6 et 27 octobre dernier. La décision sur ces recours est attendue au plus tard le 13 décembre. La Cour doit aussi examiner 22 autres recours soit un total de 44 dossiers.
 
Selon la constitution gabonaise, la fin du contentieux électoral entraîne la proclamation des résultats définitifs des élections. Suivra ensuite la convocation de la première session de l’Assemblée nationale qui mettre en place son bureau et ses commissions. L’entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale  sera immédiatement suivie de la démission du gouvernement pour permettre au président de la République de désigner un nouveau Premier ministre au sein de la majorité à l’Assemblée nationale.
Il n’y aura pas théoriquement un grand chambardement au sein des institutions (Assemblée nationale et gouvernement). Le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et ses alliés ont obtenu la majorité absolue des 143 députés à l’Assemblée nationale. Ils vont donc conserver une haute main sur l’Assemblée nationale et le gouvernement. Le Sénat aussi ne leur échappera pas. Ils ont aussi raflé la majorité absolue lors des élections locales du 6 octobre dernier. Les sénateurs sont élus au suffrage indirect par les conseillers locaux (conseillers municipaux et départementaux).
L’opposition avec moins de 30 députés jouera un rôle anecdotique à l’Assemblée nationale. Laminée aux élections locales, elle ne pèsera pas non plus au Sénat.


Carl Nsitou


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