Affaire lieux de culte : Ali Bongo convoque les « sécurocrates » du pays

Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a reçu lundi, les sécurocrates du pays en présence du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda pour évoquer plusieurs sujets dont les mesures tant contestées sur les conditions de réouverture des lieux de culte.

Selon un post de la présidence de la République, Ali Bongo Ondimba a réuni autour d’une table son Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, celui de La Défense nationale Michaël Moussa Adamo, le ministre de l’Education, Patrick Daouda Mouguiama et son collègue de la Santé, Guy Patrick Obiang Ndong.

Le numéro un gabonais est revenu sur « les mesures d’allègement annoncées le 16 octobre dernier, ont fait l’objet des échanges entre le Chef de l’état et ses hôtes, en particulier celles concernant la réouverture des lieux de culte », indique le post publié sur les réseaux sociaux. tanıtım yazısı satışı

Les religieux, notamment les responsables de l’église catholique et les églises de réveil ont dénoncé certaines dispositions annoncées le 16 octobre. L’église catholique a simplement décidé le week-end écoulé de passer outre ces mesures considérées comme une « persécution » et ordonné la réouverture de ses paroisses dimanche.

Ali Bongo et les membres de son gouvernement
Ali Bongo et les membres de son gouvernement

A cause de la forte présence policière devant les paroisses, le clergé a finalement mis un peu d’eau dans son vin en appelant les curés de ne pas ouvrir les églises mais d’organiser des cultes à l’extérieur.

Un sacré désordre a été constaté devant certaines paroisses dimanche ce qui a obligé la police de procéder à des interpellations suivies de rapides relaxations mais aussi à l’usage des gaz lacrymogènes.

Le 16 octobre, le gouvernement a autorisé la réouverture partielle des lieux de culte mais seulement à partir du 30 octobre pour des cultes dont le nombre de fidèles est limité à 30. L’Etat exige également un test covid négatif à chaque fidèle souhaitant participer à un culte. Le test gratuit autrefois coûte désormais 5 000 FCFA depuis le 16 octobre. Le gouvernement a aussi interdit la communion (rituel sacré des chrétiens) et de donner l’offrande pendant un culte.

Toutes ces restrictions ont irrité l’église catholique et les églises de réveil qui ont engagé un bras de fer contre le gouvernement.

Les conclusions de la rencontre de ce lundi au palais présidentiel ne sont pas encore connues.

Dans l’optique de la réouverture ce vendredi 30 octobre des lieux de culte au #Gabon, j’ai donné instruction au 1er ministre @OssoukaRaponda & au gouvernement de rencontrer les confessions religieuses afin d’affiner le protocole sanitaire. La santé des Gabonais passe avant tout !” a tweeté le chef de l’Etat gabonais.

Un communiqué de la présidence précise que la rencontre du palais du bord de mer a également évoqué les cas des restaurants et des rassemblements fixés à 30 personnes au plus.

Carl Nsitou

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