Ali Bongo félicite les nouveaux bacheliers

 Des bacheliers 2021 heureux après l’annonce des résultats © DR

Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a adressé dans un tweet ses félicitations aux nouveaux bacheliers qui ont fait preuve d’abnégation malgré les difficultés engendrées par la pandémie du Covid 19.


« Félicitations à tous les nouveaux bacheliers ! » a tweeté le numéro un gabonais avant d’ajouter « malgré les perturbations engendrées par la Covid-19, vous avez, grâce à votre travail & votre détermination, atteint votre objectif ».

« A vous désormais de choisir la filière qui vous intéresse & vous offre les meilleures opportunités », a-t-il conseillé.

Les études après le baccalauréat au Gabon sont devenues quasiment une tombe pour de nombreux jeunes gabonais. Les universités publiques locales loin d’encourager sont devenues comme des briseurs de destin. « Il faut par exemple deux à trois ans pour boucler une seule année académique à cause des grèves à répétition et autres causes endogènes« , a récemment dénoncé le Syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC) actuellement en grève. Il y a deux semaines, des étudiants de l’Université des sciences de Masuku (USTM) se sont allongés sur des vieux matelas devant leur campus pour dénoncer le phénomène des années kilométriques.

Les bacheliers 2020 inscrits en faculté ont démarré l’année académique entre mai et juin 2021.

Excédée par ces années académiques kilométriques, l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) a suspendu il y a deux ans la bourse de tous les étudiants inscrits à l’Université Omar Bongo (UOB), question de mettre le fichier à plat.  

Les déboires des universités publiques gabonaises font le lit des établissements supérieurs du secteur privé. Beaucoup d’étudiants rêvent plutôt de poursuivre leurs études supérieures à l’étranger, le mythe de l’étranger aidant.

Cette situation n’est pas identique à l’Université des sciences de la santé (USS) où malgré les effectifs pléthoriques, les années académiques sont bouclées quasiment à temps.

Camille Boussoughou


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