Deux étudiants Deux jeunes étudiants gabonais, régulièrement inscrits à l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) ont perdu la vie le weekend écoulé sur la route reliant Léconi à Souba, dans la province du Haut-Ogooué (sud-est). Les premières investigations des forces de sécurité ont conduit à la découverte d’une affaire présumée de transport de drogue, dont une importante cargaison se trouvait dans le véhicule accidenté.
Le drame s’est produit en milieu d’après-midi, à une vingtaine de kilomètres de Léconi. Alertés par des usagers de la route, les gendarmes se sont rendus sur les lieux où ils ont retrouvé un Toyota Hilux double cabine complètement détruite après plusieurs tonneaux. Les victimes avaient déjà été évacuées vers le centre hospitalier de la localité.
Le conducteur, Kalilou Tandjigora, 26 ans, étudiant en troisième année de licence au département de géologie de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), serait décédé sur le champ. Son passager, Jérémie Néhémi Okoundi, 20 ans, n’a pas non plus survécu, malgré sa prise en charge médicale.
Le troisième passager, Salomon Banalévé Oware Motchoumou, 25 ans, chauffeur de taxi, aurait échappé à l’accident sans blessures. Il est soupçonné d’avoir dissimulé les sacs de drogue à proximité du lieu du drame avant de quitter les lieux à bord d’un autre véhicule.
Il s’est par la suite présenté à la Brigade de gendarmerie de Bongoville, où il a été placé en garde à vue. Le propriétaire du véhicule loué a également été interpellé afin d’être entendu dans le cadre de la procédure.
L’enquête a toutefois révélé que les trois occupants du véhicule avaient loué le pick-up pour effectuer un déplacement à Léconi. Au moment de leur retour, ils transportaient quatre gros sacs contenant du chanvre indien. Les autorités judiciaires cherchent désormais à établir les circonstances exactes de l’accident, les responsabilités de chacun ainsi que la provenance et la destination du chanvre indien saisi.
Les corps des deux jeunes victimes ont été déposés dans une maison de pompes funèbres, en attendant leur restitution aux familles.
Alph ’-Whilem Eslie et Roberte Adé
