Affaire Opiangah : les avocats demandent la restitution des biens saisis

Les avocats de Hervé Patrick Opiangah demandent la restitution de ses trois passeports, de ses ordinateurs et des autres biens saisis dans le cadre de la procédure judiciaire qui le concernait. Réunis face à la presse ce lundi 6 juillet 2026 à Libreville, ils ont annoncé la fin définitive de l’affaire après les décisions rendues par la justice et réclament également la levée de l’interdiction de sortie du territoire visant leur client et sa fille, Élisabeth Opiangah.

Cette demande intervient après l’ordonnance de non-lieu rendue le 24 février 2026 par le doyen des juges d’instruction, puis confirmée le 2 mai 2026 par la Chambre d’accusation. Selon les avocats, le certificat de non-pourvoi obtenu le 12 juin 2026 clôt définitivement la procédure judiciaire engagée contre l’homme d’affaires.

L’affaire remonte au 20 novembre 2024, date à laquelle le domicile et les bureaux de Patrick Opiangah avaient fait l’objet d’une perquisition après des accusations de viol sur mineur de moins de 15 ans, d’inceste, d’usage de la force et de menaces de mort. Au cours de cette opération, de l’argent, des bijoux, des montres, une télévision, des ordinateurs ainsi que trois passeports avaient été saisis.

Les conseils de l’ancien responsable politique estiment que les effets personnels retenus doivent désormais être rendus à leur propriétaire. Ils indiquent que deux passeports diplomatiques, un passeport ordinaire, des ordinateurs et un écran restent encore entre les mains des autorités.

Me Caroll Moussavou a évoqué les conséquences du maintien de ces mesures sur les déplacements et les activités professionnelles de son client. « Lorsque vous n’avez plus la liberté d’aller et venir, vous êtes un prisonnier », a-t-elle déclaré, estimant que cette situation limite les capacités d’action d’un homme d’affaires.

De son côté, Me Célestin Mba Ondo a rappelé que cette rencontre avec la presse s’est tenue avec l’autorisation du bâtonnier. Pour lui, la décision de justice ne laisse plus place à une nouvelle procédure. « Il n’y a plus de procédure à faire dans cette affaire », a-t-il affirmé.

Me Paulette Oyane Ondo a, pour sa part, évoqué le traitement médiatique de l’affaire et le poids du jugement de l’opinion publique avant la décision judiciaire. « Quand on veut éliminer quelqu’un, on le tue d’abord socialement », a-t-elle déclaré.

Les avocats demandent désormais l’application complète des décisions rendues par la justice avec la restitution des biens et la levée des restrictions de déplacement.

Stone Ferrari Mikala

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