Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Charles-Edgar Mombo, s’est rendu mercredi à l’Université Omar Bongo pour échanger avec les enseignants-chercheurs au sujet des tensions liées au paiement des vacations et primes académiques. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des menaces de grève à l’approche des examens de fin d’année.
Face aux responsables syndicaux et aux enseignants réunis, le membre du gouvernement a expliqué que les paiements restent liés à un audit engagé dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. Il a indiqué que le dossier suit actuellement un circuit administratif impliquant le ministère du Budget avant une validation finale.
Le ministre a reconnu les difficultés rencontrées par les enseignants concernés par ces retards de paiement. Il a toutefois insisté sur la nécessité de préserver l’année académique et d’éviter une interruption des activités pédagogiques dans un moment jugé sensible pour les étudiants.
Les responsables du Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC-UOB), conduits par le professeur Mathurin Ovono Ebe, ont demandé un temps de concertation avant de communiquer leur position définitive. Les syndicats réclament le paiement des vacations des années académiques 2024-2025 et 2025-2026, ainsi que le règlement des arriérés de 2022-2023.
Le recteur de l’UOB a, pour sa part, expliqué que chaque année académique dispose d’une ligne budgétaire distincte, ce qui rend difficile le traitement simultané de plusieurs dettes universitaires. Il a néanmoins assuré que des démarches restent engagées afin de trouver progressivement des solutions aux paiements attendus.
Quelques jours plus tôt, les Syndicats des enseignants et chercheurs (le SNEC et la FRAPES) avaient annoncé leur intention d’entrer en grève à compter du 11 mai 2026 pour dénoncer le non-paiement des vacations et primes universitaires.
Ils envisagent désormais une reprise des cours le 18 mai, sous réserve d’avancées concrètes dans les négociations avec les autorités.
Christina Thélin Ondo
