Le bureau exécutif du parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a tenu, ce mercredi 22 avril à Libreville, un point de presse pour réagir à l’arrestation de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze. Face aux médias, le secrétaire général du parti, Aimé Mapangou, a exposé la position officielle de la formation politique.
Selon ses déclarations, l’interpellation de leur leader serait intervenue le 15 avril vers 18 heures, à proximité de son domicile, par des individus présentés comme des agents de la Direction générale des recherches. Le parti évoque une opération menée dans des conditions jugées brutales et irrégulières, avec une absence d’accès aux avocats pendant plus de 24 heures.
Le responsable d’EPG a précisé que l’affaire à l’origine de l’incarcération remonte à 2008, en lien avec l’organisation d’un événement culturel. Il affirme que les fonds évoqués relèvent d’un cadre collectif lié à l’État. « Il n’y a pas de dette individuelle. Si responsabilité il y a, elle concerne le comité d’organisation agissant pour le compte de l’État », a-t-il déclaré.
Le parti critique la procédure judiciaire et évoque plusieurs irrégularités, notamment l’ancienneté du dossier, l’absence d’éléments nouveaux et la rapidité du traitement. « Le timing, la procédure et la requalification des faits soulèvent des interrogations », a indiqué Aimé Mapangou, qui estime que le dossier dépasse le cadre judiciaire.
Dans son intervention, EPG établit un lien entre cette arrestation et les prises de position politiques de son président ces derniers mois. « Nous ne sommes pas face à une procédure judiciaire normale. Nous sommes face à une opération politique », a affirmé le secrétaire général, qui évoque un climat marqué par des tensions autour des libertés publiques.
En conclusion, le parti demande le respect des droits de la défense et exige la libération de Alain-Claude Bilie-By-Nze. « Quand la justice devient un outil politique, ce n’est plus un État de droit », a déclaré Aimé Mapangou, tout en indiquant vouloir alerter l’opinion nationale et internationale.
Christina Thélin Ondo et Stone Ferrari Mikala
