Bonne nouvelle pour les parents et boursiers de l’Etat orientés dans les universités et grandes écoles privées du pays, le gouvernement procède, via l’Agence nationale des bourses du Gabon (Anbg), au règlement de la créance due auxdites universités et grandes écoles, au titre des frais de scolarités de ces étudiants. Une issue heureuse, grâce aux instructions fermes du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, souligne le Directeur général de l’Anbg, Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy.
L’Agence nationale des bourses du Gabon a donc fait diligence dans le règlement de la dette à l’égard des établissements d’enseignement supérieur, membres de la Conférence des grandes écoles universitaires du privé (Cgeup), qui menaçaient un temps de suspendre de leurs effectifs, les boursiers de l’Etat ; à défaut de voir leurs parents anticiper le paiement de toute ou partie des frais de scolarité.
« Nous avions une dette de près de 14,7 milliards de Francs CFA qui concernaient deux années académiques, 2023-2024 et 2024-2025. Je me réjouis de vous informer que nous allons procéder à l’apurement total de ces arriérés. Nous sommes entrain de faire les règlements et donc d’ici la semaine prochaine, tous les bénéficiaires devraient rentrer en possession des sommes qui leur sont dues », a rassuré le Dg de l’Anbg qui invite les universités et grandes écoles concernées, non encore à jour, à procéder sans délai à la transmission des factures y relatives.

Bon à savoir, selon les données de la Conférence des grandes écoles universitaires du privé (Cgeup), sur les deux exercices académiques concernés par la dette, l’Etat gabonais a orienté dans ces grandes écoles et universités privées, une cohorte de sept mille deux cent neuf (7 209) boursiers.
Avec l’apurement annoncé de la dette, l’Agence nationale des bourses du Gabon lève donc les inquiétudes des parents de ces étudiants qui craignaient légitimement que la scolarité de leurs progénitures soit brutalement interrompue, à la suite des menaces persistantes des responsables des universités et grandes écoles partenaires de l’Etat.
Quid des boursiers en général ?
A l’instar des boursiers de l’Etat dans le secteur privé, l’Anbg, sur instructions fermes du chef de l’Etat, insiste-t-on, procède également actuellement à la remise à zéro des compteurs dans le paiement des arriérés de bourses ; aussi bien au bénéfice des ayants-droits des universités et grandes écoles publiques du pays, qu’à l’étranger et dans le secondaire, a-t-on appris.
« Pour les étudiants du Gabon, on va immédiatement payer les mois de février, mars et avril, janvier ayant déjà été réglé. Même chose pour l’étranger, où il nous procèderons au paiement de la bourse dans les tout prochains jours. Dans le secondaire, nous sommes à jour. Nous attendons juste les documents nécessaires du ministère de l’éducation nationale pour payer les bourses du 2ème trimestre », a renseigné le Dg de l’Anbg, Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy.
Payer les bourses et s’assurer de l’efficacité de la dépense
Des missions de contrôle de l’Agence nationale des bourses du Gabon sont sur le terrain auprès des établissements partenaires, privés notamment, pour s’assurer de la présence effective et de l’assiduité des étudiants bénéficiaires des allocations de bourse. Il est question pour les équipes de l’Anbg de confronter les documents administratifs partagés aux réalités du terrain.

Il s’agit des contrôles de routine précise-t-on, pour constater, notamment au terme de ce premier semestre, que tous les boursiers de l’Etat dans les universités privées ont bel et bien passé les examens. C’est aussi l’occasion de discuter avec ces derniers pour toucher du doigt leurs conditions de vie et d’études et relever les préoccupations qui sont les leurs, précise-t-on.
Confiance et patriotisme
Consciente des difficultés engendrées par les retards de paiement des bourses, notamment pour les étudiants de l’étranger, le Directeur général de l’Anbg en appelle au sens le plus élevé de la tolérance et à la confiance à l’égard des plus hautes autorités du pays qui n’ont jamais manqué d’écoute et de sollicitude à l’endroit des étudiants, la relève pour le Gabon demain.
« Les uns et les autres, partenaires et étudiants, sont appelés à mesurer les efforts que font l’Etat et le président de la République dans la prise en charge des étudiants. C’est vrai que nous n’assurons pas toujours un service de qualité, parce qu’ils souhaiteraient que les bourses et prestations soient payés en temps et en heure. Mais ne perdons pas de vue que nous avons un système de bourses que beaucoup de pays n’ont pas. Nous demandons de la patience et la compréhension », a conclu Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy.
M.-O. Mignonne
