À la suite de la suspension du processus électoral de la Fédération gabonaise de football par le ministère des Sports, une délégation conjointe de la FIFA et de la CAF a été dépêchée en urgence à Libreville. Objectif : évaluer la situation et favoriser une issue conforme aux règles internationales.

Arrivée ce samedi 18 avril dans la capitale gabonaise, la mission conduite par des représentants de la FIFA et de la CAF entend séjourner jusqu’au 21 avril avec un agenda dense. Cette délégation comprend notamment de Célestin Yanindji, président de la Fédération centrafricaine de football,
Emilie Christine Doms, directrice des services de gouvernance de la FIFA,
Ahmed Harraz, chef d’équipe du service de gouvernance de la FIFA et
Nadim Magdy Maurice Kamel, conseiller juridique de la CAF.
Leur présence s’inscrit dans un contexte de tensions institutionnelles après la décision du ministère des Sports de reporter les élections à la FEGAFOOT.
Au programme de cette mission : des échanges avec le président de la fédération, Pierre Alain Mounguengui, des discussions avec la Commission électorale, ainsi qu’une rencontre avec les autorités gouvernementales en charge des sports.
L’objectif affiché est de clarifier les conditions d’organisation du scrutin et de s’assurer du respect des statuts et principes de gouvernance du football mondial. Cette intervention rapide traduit l’attention particulière accordée par les instances internationales à la stabilité des fédérations membres.
La FEGAFOOT traverse depuis plusieurs mois une période marquée par des tensions autour de son processus électoral. La FIFA et la CAF, garantes du respect des règles de gouvernance du football, interviennent régulièrement dans ce type de situation afin de prévenir toute ingérence politique et assurer la conformité des élections aux standards internationaux.
Il convient de rappeler que le processus électoral de la FEGAFOOT a été suspendu par le ministre des Sports Paul Ulrich Kessany le 13 avril 2026, dans le cadre d’une décision gouvernementale exigeant la régularisation administrative des structures sportives. Les autorités ont également accordé un délai de six mois aux fédérations concernées pour se conformer aux exigences légales avant la reprise des élections sportives nationales.
Nkili Akieme
