Les avocats des victimes du naufrage du ferry « Esther Miracle » ont réclamé jeudi des dommages et intérêts allant de 50 millions à 5 milliards de francs CFA par personne, lors de leurs plaidoiries devant le tribunal de Libreville.
Ces demandes sont intervenues après l’audition de Blaise Armand Mbadinga, propriétaire du navire exploité au nom de la société Royal Cost, dont il est le dirigeant.
Blaise Armand Mbadinga a expliqué que l’acquisition du ferry visait à faciliter le transport de marchandises, dans un contexte marqué par les restrictions liées au Covid-19 qui affectaient la desserte de Port-Gentil.
« La ville était presque coupée du monde. Plusieurs bateaux en panne. La CNNII n’avait plus de bateau. Les prix flambaient à Port-Gentil. Les commerçantes m’ont supplié de transporter leurs marchandises », a-t-il déclaré pour justifier son activité de transport de fret et de passagers.
Interrogé par le tribunal, M. Mbadinga a rejeté les accusations de mise en danger de la vie d’autrui. « Le jour du naufrage, j’avais moi-même embarqué dans le navire, mais j’ai dû descendre après avoir obtenu un billet d’avion à la dernière minute », a-t-il affirmé.
« Le lendemain, je devais être présent à 7 heures à une réunion de travail avec BGFIBANK », a-t-il indiqué pour justifier l’urgence.
« Le 9 mars, plusieurs de mes proches m’ont considéré comme mort, puisque, au décompte, je ne figurais pas sur la liste des rescapés », a-t-il témoigné, en ajoutant que l’agent d’Afrijet, la compagnie aérienne qui lui avait trouvé un billet à la dernière minute, lui avait sauvé la vie.
Il a également nié toute modification de la structure du bateau, notamment l’ajout d’un étage, assurant que « la hauteur et la longueur du bateau n’ont jamais été modifiées ».
Les débats ont également porté sur les conditions techniques d’exploitation du navire, notamment le changement de moteur et l’augmentation du nombre de passagers, passé de 70 à 200 selon les éléments évoqués à l’audience.
« À son arrivée au Gabon en 2006, ce navire grec avait une capacité de 350 places et 500 tonnes de fret », a-t-il témoigné. Le pétrolier Peschaud, qui l’avait acheté auprès de l’État gabonais, ne l’exploitait pas pour le transport de passagers, ce qui explique que seulement 70 à 75 personnes embarquaient à bord, selon M. Mbadinga. Toujours est-il qu’à l’étage supérieur, il y avait des banquettes d’une capacité de 180 places, a-t-il affirmé.
« Nous avons transformé l’habitacle en fauteuils en cuir pour faire voyager dignement nos passagers », a-t-il soutenu.

Mais tous ces travaux sont soupçonnés d’être à l’origine du drame car, selon l’enquête préliminaire, la société qui a réalisé ces travaux et changé le moteur du bateau n’aurait pas la technicité nécessaire.
« C’est une société homologuée par les services de la marine marchande », a-t-il indiqué.
Autant de points qui ont nourri l’argumentation des parties civiles pour justifier l’ampleur des indemnisations réclamées.
Les réquisitions du procureur de la République sont attendues vendredi, avant les plaidoiries de la défense. Le verdict pourrait être rendu dans la foulée ou à une date ultérieure, selon une source proche du dossier.
Le ferry « Esther Miracle » avait fait naufrage le 9 mars 2023 au large du Gabon, alors qu’il assurait la liaison entre Libreville et Port-Gentil. Le bilan officiel fait état de 34 morts, sept disparus et 124 rescapés.
Au lendemain du drame, plusieurs responsables de la marine marchande, dont le directeur général de l’époque, Fidel Angoué Mba, et de la compagnie Royal Cost, avaient été placés en détention.
Carl Nsitou

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