Accès à la propriété : La SNI va disponibiliser 2 500 parcelles

Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a officiellement lancé mercredi, l’opération de mise en vente de 2 500 parcelles de terrain aménagées par la Société nationale immobilière (Sni), dans la Grand Libreville, à Port-Gentil, province de l’Ogooué-Maritime (littoral sud), Franceville et Moanda, dans la province du Haut-Ogooué (sud-est). La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment Mays Mouissi, ministre du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre.

Cette opération immobilière concerne plusieurs zones stratégiques du pays. Dans la province de l’Estuaire, des parcelles sont disponibles notamment à Essassa (1500 parcelles), Akanda (300 parcelles), Nkok (200 parcelles et Bikélé (100 parcelles). D’autres lots sont également proposés à Port-Gentil (200 parcelles), ainsi qu’à Franceville et Moanda (100 parcelles chacune).

À Essassa, les terrains sont proposés à un prix de 5 500 Francs CFA le mètre carré. Pour une superficie standard de 500 m², le coût total s’élève à 2 750 000 FCFA. Ces parcelles sont exclusivement destinées à un usage résidentiel, dans une logique d’encadrement de l’urbanisation.

À travers cette initiative, les autorités entendent faciliter l’accès à la propriété foncière et au logement pour les populations, tout en structurant le développement urbain dans les principales zones en expansion. La multiplication des sites concernés traduit une volonté d’équilibrer l’offre sur l’ensemble du territoire.

Le Gabon fait face à un déficit structurel de logements estimé à plus de 300 000 unités, avec un besoin annuel croissant d’environ 7 000 nouveaux logements, principalement à Libreville. Cette crise, caractérisée par une urbanisation rapide (90% de la population en ville) et des coûts de construction très élevés, rend difficile l’accès à la propriété pour les ménages à faibles revenus.

Crise du logement

Le Gabon est confronté à un déficit abyssal de logements, notamment dans les principales métropoles du pays pour une demande estimée à plus de 300 000 logements, avec une pression particulière dans la zone de l’Estuaire, autour de Libreville. Le déficit favorise l’extension de l’urbanisation informelle et des quartiers précaires.

Parmi les raisons évoquées, l’urbanisation rapide (30 000 habitants de plus par an), la faible exécution des projets immobiliers, et les difficultés d’accès au titre foncier. La dépendance aux matériaux importés et la rareté du foncier viabilisé rendent également les logements inabordables, avec des coûts dépassant 45 millions de Francs CFA pour certains projets.

Pour résoudre l’équation, le gouvernement gabonais et des acteurs privés tentent de réagir via des partenariats et le Plan Habitat 2026-2028.

Féeodora Madiba et Stone Ferrari Mikala

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