Une jeune gabonaise de 18 ans, Mariame Ilomba, a perdu la vie au Centre hospitalier régional Omar-Bongo-Ondimba (CHROBOM) de Makokou, province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est), après avoir tenté d’interrompre une grossesse par des moyens artisanaux, selon des informations rapportées par nos confrères du journal l’Union. Ce nouveau drame remet en lumière une pratique aussi répandue que dangereuse : les avortements clandestins.
D’après les informations recueillies, la jeune femme aurait consommé une forte dose de préparations traditionnelles qu’elle aurait elle-même concoctées dans le but de provoquer une interruption de grossesse. Cette tentative aurait rapidement entraîné de graves complications médicales.
Transportée en urgence à l’hôpital, son état était déjà jugé critique par les médecins. Les produits ingérés auraient provoqué une intoxication sévère accompagnée de lésions internes importantes. Malgré les efforts du personnel soignant pour la stabiliser, son état s’est rapidement dégradé, ne laissant que peu de chances à une issue favorable.
Ce décès tragique laisse derrière elle un nourrisson de huit mois, désormais privé de sa mère, et plonge sa famille dans une profonde douleur.
Face à ce drame, il est important de rappeler que le recours aux avortements clandestins demeure une pratique de plus en plus préoccupante au Gabon, notamment chez les jeunes filles. Par manque d’information, par peur du jugement social ou faute d’accès à des structures adaptées, certaines utilisent des méthodes dangereuses telles que des décoctions de plantes, des mélanges de racines ou encore des médicaments détournés et mal dosés.
Ces substances, souvent préparées sans encadrement médical, peuvent entraîner de graves complications comme des hémorragies, des infections ou des intoxications mortelles. Cette situation interpelle sur l’urgence de renforcer la sensibilisation, l’éducation sexuelle et l’accès aux services de santé.
Elliott Ana Merveille et Stone Ferrari Mikala
