Le quartier Akébé, dans le 3e arrondissement de Libreville, s’apprête à connaître d’importantes transformations avec la mise en œuvre de plusieurs projets d’aménagement. Ces travaux entraînent le déplacement de certains occupants installés sur l’emprise des futurs ouvrages. Au total, 33 familles ont été recensées comme affectées par le projet Akébé et bénéficient d’un dispositif d’accompagnement mis en place par l’État.
Une partie du marché d’Akébé, notamment sur le côté droit en venant des feux tricolores, est concernée par ces opérations. L’espace devrait progressivement laisser place à de nouveaux aménagements destinés à moderniser cette zone de la capitale gabonaise.
Si certains bénéficiaires reconnaissent avoir reçu un accompagnement financier, la question du relogement demeure toutefois une préoccupation majeure. Pour plusieurs d’entre eux, les montants perçus ne seraient pas à la hauteur des investissements réalisés au fil des années.
« Je suis victime de ce projet là. Nous attendons des gestes effectifs. Tous mes enfants sont nés ici, mais je ne suis quand même pas satisfait de ce que j’ai reçu. Parce que là où je suis, je n’ai pas de site. Je ne sais pas où aller. Et voilà pourquoi nous sommes encore là », témoigne Bikié Angoué.
Face à ces préoccupations, le maire du 3e arrondissement de Libreville, Franck Ibouili, s’est rendu sur le terrain afin de suivre l’évolution des opérations de déménagement. L’édile assure que les situations particulières ont été identifiées et transmises aux responsables du projet.
« Avec l’ANUTTC, Nous avons recensé 33 cas sociaux sur ce projet. Nous les avons transmis aux promoteurs pour qu’ils essaient de voir dans quelle mesure les accompagner », a-t-il expliqué. Constat confirmé par le cabinet du Maître Florent Mounguengui, qui a participé à la gestion et au traitement de ce dossier.
Au-delà des revendications exprimées par certains riverains sur le niveau des indemnisations, l’opération prévoit également des mesures d’accompagnement. Les bénéficiaires peuvent notamment acquérir des parcelles auprès de la SNI, avec une documentation foncière.
Une disposition destinée à offrir une solution de relogement aux populations concernées, alors que le quartier Akébé doit progressivement accueillir de nouveaux aménagements dans le cadre des travaux d’aménagement et de modernisation projetés.
Roberte Adé
