Sécurité : 18 policiers jetés en prison au Gabon en 2021

Quelques 18 policiers ont été jetés en prison en 2021 au Gabon, a annoncé mardi le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, lors d’un rassemblement général au sein de l’école de formation de police à Owendo près de Libreville.

« Au terme de l’année 2021, les établissements carcéraux sur l’ensemble du territoire national comptaient 18 policiers, dont 16 en détention provisoires et 2 condamnés », a notamment déclaré le ministre.


En plus de ces 18 policiers en prison, le ministre a ajouté que beaucoup d’autres « agents véreux ont ainsi fait l’objet de procédures disciplinaires ou judiciaires, ayant abouti à de lourdes sanctions dont le blâme, la suspension de solde, l’incarcération, voir la révocation ».

Très remonté, le ministre de l’Intérieur a déclaré devant le haut commandement de la police nationale ainsi que des hommes de rang qu’au « mépris du principe d’éthique et de déontologie pourtant clairement connu de chacun et qui sont sensés incarner la noblesse du Corps auquel vous appartenez et du libre choix de « servir sous le drapeau », j’observe que de nombreux agents, par leurs comportements délétères, gangrènent vos rangs, écument les quartiers au moyen d’actes divers d’exactions préjudiciables pour les populations dont votre  mission  principale est  de  les  protéger ».

« J’en veux pour preuve, les phénomènes de racket, d’intimidation, d’abus d’autorité, de violences et de voies de faits qui, chaque jour accroissent le seuil de méfiance, d’inconsidération, voir d’animosité de certains de nos concitoyens à l’égard de la Police », a-t-il regretté.

« Ces faits, que j’évoque avec désolation, sont bien connus de vous et devraient interpeller au plus haut point, chaque policier à reconsidérer ses voies, en réintégrant le champ de l’exemplarité et de la dignité que confèrent le Corps auquel vous appartenez », a conseillé M. Matha s’adressant à ses hommes.

Le ministre a recommandé aux patrons des différentes unités de faire recours au statut général de la police pour réprimer sévèrement les cas de « désertion, d’absences prolongées et injustifiées, de détournement de fonds, de racket, d’extorsion et de tout chef d’infraction au détriment des usagers ».

La sévère mise en garde du ministre est intervenue à 6 jours de la Journée nationale du Drapeau et à 14 jours de la célébration du 62ème anniversaire de l’accession du Gabon à la souveraineté internationale.

Le ministre veut à tout prix redorer le blason de ce corps qui a perdu la confiance de la population.

Antoine Relaxe


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