Santé d’Ali Bongo : « guerre » de mots entre l’ajevien Alexandre Awassi et un conseiller municipal français

Ali Bongo Ondimba, président du Gabon © DR

Libreville, 1er décembre (Gabonactu.com) –  La santé du président Gabonais Ali Bongo Ondimba demeure le sujet le plus traité de ces quarante derniers jours, au point de créer une « guerre » de mots entre deux inconnus par tweets interposés ; l’ « ajévien » Alexandre G. Awassi, futur député du 2e arrondissement de Moanda et Arnaud Sanchez, un conseiller municipal français de Lens.  
Le 24 octobre dernier à Riyad, en Arabie Saoudite, Ali Bongo Ondimba tombe malade alors qu’il devait prendre la parole dans un forum sur l’économie. Deux semaines durant, les Gabonais n’ont que nouvelles vagues sur son état.
Et c’est le moment qu’a choisi le conseiller municipal Lensois pour « réveiller » les Gabonais avec un tweet plusieurs fois repris : « Ali Bongo est décédé #Gabon ».

Arnaud Sanchez © DR

Chacun y est allé de son commentaire. La communication officielle, parcimonieuse, filtrée et hésitante n’y a rien fait pour rassurer les plus sceptiques. Elle a évoqué un « malaise » avant de parler de « fatigue passagère » puis de « fatigue sévère ».
Heureusement que le 27 novembre, soit trois semaines après ce tweet « assassin », Sylvia Bongo, première Dame du Gabon, publie dans les réseaux sociaux un communiqué selon lequel l’état de santé du chef de l’état s’était amélioré significativement et qu’il irait, le 28 novembre « poursuivre sa convalescence à Rabat au Maroc ».
Un « mort » n’ayant pas de convalescence, Alexandre G. Awassi, proche du directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga est monté au créneau en taquinant Arnaud Sanchez.
« @arnaud_sanchez où en êtes-vous au juste avec la confirmation du décès du président #gabon-ais ? Vos sources se sont-elles volatilisées ? C’est pitoyable de l’avoir dit et c’est encore plus indigne de n’être pas à mesure de s’excuser pour vos balivernes », a tweeté Alexandre Awassi.
Alexandre G. Awassi © DR

Arnaud Sanchez ne s’est pas fait prier. Il a réservé une réponse quelque peu cinglante au futur député en confirmant ses premiers propos : « Ce n’est pas en déplaçant un cadavre que vous le ferez revenir à la vie ».
Mais plus de peur que de mal pourrait-on dire. Après Sylvia Bongo, les médias marocains ont bel et bien confirmé l’arrivée du président Gabonais Ali Bongo Ondimba à Rabat au Maroc pour y poursuivre sa convalescence, à la demande de son frère, le chérifien Mohamed VI.
La version de la première dame a été reprise par le gouvernement Gabonais à travers la dernière sortie de son porte-parole, Guy-Bertrand Mapangou.
D’ailleurs, Ali Bongo a demandé la présence de quelques-uns de ses collaborateurs de la présidence de la République à son chevet pour travailler sur des dossiers urgents du pays.
 


Précieux Koumba


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