Média : 1 mois d’interdiction pour La Cigale Enchantée suite à un titre de « mauvais goût »

La Haute autorité de la communication (HAC) a infligé une peine d’un mois d’interdiction de paraître à l’hebdomadaire La Cigale Enchantée pour un titre à la Une critique contre la Première dame Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo.

La sanction est tombée le 11 août dernier. Le journal qui a épuisé ses avertissements a été frappé à la hache pour avoir titré « La République s’aplatit aux pieds des Arabo-Berbères », avec en photo d’illustration Sylvia Bongo Ondimba (1ère dame du Gabon) et Noureddin Bongo Valentin (fils d’Ali Bongo).


«A l’examen, ce titre constitue une incitation à la haine, à la xénophobie, au racisme, au tribalisme et porte atteinte à la cohésion sociale, à l’ordre public, à la stabilité des Institutions et au vivre ensemble, notamment avec les communautés étrangères résidant au Gabon», a argumenté la HAC. «C’est pourquoi, la Haute Autorité de la Communication (…) décide par décision n° 000007/HAC/2022 de l’interdiction de parution d’une durée d’un (1) mois du journal “La Cigale enchantée“ et du retrait immédiat des kiosques du numéro en cause», a ajouté le gendarme des médias.

La Cigale Enchantée devient le premier journal interdit de paraître depuis que Germain Ngoyo Moussavou, ancien diplomate et journaliste chevronné a été nommé à la tête de la HAC il y a 4 mois, le 10 mars 2022 notamment.

Pour rappel, le 28 avril dernier, l’hebdomadaire avait suscité la colère du porte parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze. Le journal avait titré à la Une : «A marche forcée vers 2023 : ce président béquillard entre en campagne».

« L’exercice des libertés garanti par la Constitution doit s’accompagner du respect des lois et règlements en vigueur par les acteurs du débat public », avait averti M. Bilie By Nze déplorant par la même occasion des injures, calomnies et atteinte à la vie privée du chef de l’Etat. L’hebdomadaire avait fait cette titraille au lendemain d’une visite d’Ali Bongo à Makokou dans le nord du Gabon.

Camille Boussoughou


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