L’Etat a bombé les muscles face à l’entêtement de l’église catholique

Face à face tendu entre policiers et religieux © capture écran Gabonactu.com

Dimanche, le bras de fer Etat contre église catholique, tant redouté, a finalement donné lieu à un face à face, plutôt bon enfant à certains endroits mais très tendu à d’autres, entre les religieux dociles et les policiers relaxes mais déterminés à faire appliquer l’ordre de ne pas ouvrir les lieux de culte avant le 30 octobre.

Aucune paroisse n’était oubliée depuis samedi. Le ministère de l’intérieur a placé toutes les églises sous surveillance policière. Les policiers ont veillé toute la nuit pour endiguer tout rassemblement et surtout empêcher la réouverture forcée des églises comme préconisé par le clergé.

Finalement, l’église catholique a mis samedi soir un peu d’eau dans son vin en appelant depuis samedi soir à ne pas ouvrir les paroisses mais à organiser des cultes sur le perron de chaque église.

La paroisse Saint Joseph de Lalala n’a pas respecté cette consigne de l’Archevêque de Libreville, monseigneur Jean Patrick Iba-Ba. Le prêtre a ouvert l’église, les policiers sont venus interpeller le prêtre et les sœurs de l’église.

Selon plusieurs sources, le véhicule qui conduisait le religieux vers un commissariat est tombé en panne à deux reprises. Le chef de la police a ordonné aux religieux de descendre et de rentrer à la maison.

A Moanda, le curé aurait été brièvement interpellé, conduit dans un commissariat et libéré après être entendu sur procès-verbal.

Le chancelier (secrétaire) de l’Archevêque de Libreville a été aussi interpelé à l’église Saint André (Batterie 4) et conduit au commissariat central de Libreville. Il a été libéré après l’intervention de Mgr Iba-Ba.

Le bilan de cette matinée mouvementée n’est pas encore disponible. Ce dimanche, les fidèles ont convergé vers leurs paroisses respectives. L’on a constaté des séances de prière dans la rue. Les fidèles à l’extérieur et les curés à l’intérieur de la concession de l’église. En plus des barrières métalliques, des policiers séparaient le curé des fidèles.

Partout les prêtres avaient l’ordre de lire les versets bibliques sans les commenter, de faire réciter l’Ave Maria et de bénir les fidèles sans les toucher.

Carl Nsitou

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