Le service minimum est effectif à SOGATRA en grève depuis deux mois

Un des bus de SOGATRA en circulation à travers les artères  de Libreville @ Gabonactu.com

 
Libreville, 27 août (Gabonactu.com) – Le service minimum annoncé le 21 août dernier par le  personnel de la Société gabonaise de transport (SOGATRA) en grève depuis deux mois  est effectif depuis mercredi, a constaté un reporter de Gabonactu.com
 
 
Comme annoncé lors de l’assemblée générale par Saturnin Ebienga,  président du Syndicat des conducteurs et techniciens (SYCOTEC) de la SOGATRA, 10 bus ont été mis en circulation sur l’ensemble du territoire 4 dans le périmètre urbain de Libreville. 6 bus desservent  les lignes de l’intérieur du pays. 5 taxis compteurs ont été également mis en contribution.
 
Selon le chronogramme du service minimum, les 4 bus de Libreville circulent vers les villes voisines. Libreville-Ntoum (un bus), Libreville-Akanda (un bus), Libreville-Melen-Bikélé (un bus) et Libreville-Owendo Port (un bus).

Au parking de Mbolo, les Taxis compteurs attendent les clients @ Gabonactu.com

S’agissant du réseau interurbain, 6 bus  ont été affectés. Libreville-Bitam (près de 700km), au nord du pays, il y aura deux bus.  Le même nombre de bus sera affecté  sur la ligne Libreville-Lébamba (600km) et deux autres sur la ligne Libreville-Lambaréné (280km). Il est prévu également 5 taxis compteurs en circulation à Libreville.
 
Le syndicat a mis ce chronogramme sous conditions. Si les pourparlers en cours n’aboutissent pas, il retirera un premier lot de 5 bus puis tout.
 
 
Les syndicats de la SOGATRA ont déclenché la grève  générale illimitée  le 9 juin dernier. Ils ont déjà obtenu le paiement de trois mois d’arriérés de salaires. Il en reste encore trois.
 
« Puisque l’État a déjà fait un pas,  nous aussi on fait un pas en attendant l’évolution de la situation », avait justifié M. Ebienga lequel avait   par ailleurs prévenu le gouvernement  sur sa sincérité dans les négociations pour un dénouement heureux de la crise.
 
Outre les trois mois restant de salaires,  les grévistes réclament également le règlement de la dette de 14 milliards de FCFA à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La lourde ardoise est tributaire  des retenus prélevés sur les bulletins de paie des employés sans reverser par la suite à la CNSS. Les grévistes revendiquent aussi la non Déclaration trimestrielle des salaires (DTS).
 


Camille Boussoughou

 
 
 


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