La HAC appelle à la fin de la pantalonnade entre journalistes gabonais

La Haute autorité de la communication (HAC), n’a pas, cette fois-ci, sorti sa lourde hache pour cogner fort sur un média. Elle a plutôt sorti jeudi un sifflet pour appeler au cessez-le-feu suite à la lourde canonnade entre les journalistes proches du palais présidentiels et leurs collègues membres de l’Organisation patronale des médias (OPAM).

Les journalistes membres de l’OPAM accusent leurs collègues proches du palais présidentiel de porter atteinte à leur réputation, leur dignité et autre en publiant des tracts selon lesquels ils auraient discrètement émargé des fortes sommes d’argent au palais du bord de mer pour chanter les louanges de Brice Laccruche Alihanga, ancien Directeur de cabinet d’Ali Bongo de 2018 à 2019.


De leur côté, à travers des médias qui leur sont proches, les responsables de la communication présidentiel tirent au « bazooka » sur leurs confrères qui les accusent d’être des incompétents sans expérience nommés à des hautes fonctions et dont les stratégies de communication au service de la présidence de la République sont très contestées.

Mensonges, injures, accusations gratuites attisent la guerre larvée entre les deux camps laissant croire que seule la « perte » de l’adversaire mettra fin à la canonnade  

Le communiqué de la HAC semble vouloir éviter le pire suite à la piteuse image de la République qui se dénude devant ses propres enfants.

« Des tels agissements n’honorent pas ce métier noble qu’est le journalisme », rappelle la HAC. Le régulateur dit qu’il ne tolèrera pas que les journaux « soient transformés en instruments d’affrontement entre journalistes sur fond d’invectives ».

La HAC appelle au ressaisissement, à la retenue, au respect mutuel et à une saine solidarité confraternelle au nom de la respectabilité et de la crédibilité du métier.

Le communiqué signé par le président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou rappelle que la presse qui est le 4ème pouvoir ne saurait s’ériger en arme de destruction de « la réputation et de la paix sociale ».

Camille Boussoughou


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