La HAC met en garde les médias qui relaient les communications de l’Union nationale

Raphaël Ntoutoume Nkoghe, président de la HAC©Archives Gabonactu.com

Libreville, 13 décembre (Gabonactu.com) – La Haute autorité de la communication (HAC), réunie en séance plénière mardi dernier a fait l’autopsie des « errements » du discours politique de l’Union nationale prononcé le 5 décembre dernier par son vice-président François Ondo Edou, relayé par certains médias en ligne. Les HAC, hyper redoutée à cause de son « tranchant », les a rappelés à l’ordre dans son communiqué N° 00012/HAC/2018.
« La HAC attire l’attention des médias privés et surtout ceux en ligne, qui servent de plate-forme de relais aux Communications de cet ordre, à ne pas se départir des fondamentaux déontologiques qui fondent l’honorabilité de leur profession. Ceci devant constituer un rappel à l’ordre », a indiqué Raphaël Ntoutoume Nkoghe, président de l’institution.
Dans ladite communication, que la HAC a qualifiée d’ « amphibologique », l’Union nationale invite « l’ensemble de l’opposition et les populations au rassemblement et à la mobilisation. Elle appelle tout un chacun à la vigilance. Elle exhorte les Institutions au sursaut républicain et leur demande de faire montre de patriotisme en ces moments déterminants pour la souveraineté de notre pays ». 
La HAC estime que de manière voilée, ce « communiqué appelle le peuple gabonais à la mobilisation ».
« On serait tenté de se demander, face à quel ennemi ? Mais celui-ci semble tout désigné. Il s’agirait du Royaume du Maroc qui, selon lui, ferait du Gabon un Etat vassal », précise Raphaël Ntoutoume Nkoghe.
La HAC est formelle. « Le contenu de ce communiqué laisse entrevoir en filigrane une stigmatisation et un appel à la haine pour ce peuple frère du Maroc, dont le souverain aurait eu pour seul tort, d’accorder à son Excellence le Président de la République Ali Bongo Ondimba, l’hospitalité, l’attention et la bienséance que nécessite sa convalescence ».
La HAC demande donc à l’Union Nationale, déjà suspendue de passage dans les médias publics en novembre dernier et ce, pour 3 mois, de prendre toute la mesure du contenu de ses communiqués, car elles pourraient « entraîner des dérapages aux conséquences imprévisibles », indique Raphaël Ntoutoume Nkoghe.


Précieux Koumba


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