Entrepreneuriat : les hommes d’affaires de Port-Gentil se penchent sur la réappropriation de l’économie

La chambre de commerce de Port-Gentil a refusé du monde à l’occasion des assises du réseau national des entrepreneurs gabonais, qui s’est tenue le week-end écoulé dans la cité pétrolière. Le thème central qui a permis un partage de connaissances était : « ensemble pour la réappropriation de l’économie nationale ».

« Nous devons nous armer de combativité et de créativité. Il ne s’agit pas de créer un mouvement et que demain il n’y ait pas de résultats, nous avons des objectifs à atteindre à court, moyen et long terme. D’ici à cinq ans nous pouvons avoir 50% du tissu économique pour les PME, PMI et les TPE. Nous devons le faire ensemble et réussir ensemble », a proposé Arnaud Ebe Ongone, président des assises.

Une rencontre qui a permis également de mettre en exergue, la participation des banques, de l’Angence nationale de la promotion des investissements (ANPI), du Fond gabonais d’investissements stratégiques (FCIS) etc.

« On avait une banque à l’époque très importante qui était la BGD et également Okoumé capital. Aujourd’hui nous voulons la reconduction de toutes les structures bancaires, afin qu’elles s’impliquent à nous aider dans le bon fonctionnement des PME et PMI ››, estime le rapporteur Didier Angué.

De cette rencontre sur l’entrepreneuriat s’inspire sur le rôle que doivent jouer divers partenaires dans l’émergence de nouvelles entreprises. Celle-ci permet aussi d’analyser l’entrepreneuriat comme un processus d’exploration collective.

Pour  Arnaud Ebe Ongone,  « nous devons nous structurer de manière à ce que la référence soit internationale. Le niveau de qualité ne doit pas être remis en question par les donneurs d’ordre, qui doivent avoir l’obligation légale de nous accompagner pour qu’on puisse atteindre cet objectif ».

Dans un pays où les jeunes de 15 à 34 ans représentent plus d’un tiers des habitants, et sont trois fois plus atteints par le chômage que les autres catégories de la population, la création d’entreprise et sa réappropriation apparaissent comme une solution possible.

« Il faudrait que nos enfants trouvent un contexte entrepreneurial plus favorable que celui que nous avons trouvé car, le moment est venu de briser le plafond de verre. Que la conscience collective accepte l’existence d’une caste d’hommes d’affaires. Le gabonais doit suivre les bons exemples », a-t-il conclut.

Vincent Ranozinault

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