La CPG plaide pour une bonne applicabilité de la loi de finances 2019 constituée de nouvelles taxes

Alain Bâ Oumar et Alain Bernard Mboussou lors de la réunion le 6 novembre à Libreville @ SM

 
Libreville, 6 novembre (Gabonactu.com) – Le président de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Alain Bâ Oumar et Alain Bernard Mboussou Directeur général adjoint  des impôts (DGAI), qu’entouraient leurs collaborateurs respectifs ont devisé mardi dans une réunion technique sur le mode d’application des nouvelles taxes, pour le moins asphyxiant pour les entreprises, contenues dans le Projet de loi de finances 2019.
Au siège de la CPG à Libreville, lieu de la réunion, les deux parties ont discuté sur la nouvelle taxe de 10% qui sera prélevée dans les transactions de la monnaie électronique par téléphonie mobile et celle relative aux virements bancaires classiques. Le projet de loi de finance 2019 prévoit aussi une taxation pour le ramassage et gestion des ordures ménagères.
Cette taxe dont le taux est fixé à 7%, suscite déjà des récriminations dans l’opinion, très réfractaire. Elle sera imposable dans les factures d’électricité.

Les membres de la CPG et ceux de la Direction générale des impôts (DGI) durant la réunion @ SM


« Il faut trouver le juste milieu entre les besoins de l’Etat que nous connaissons tous et la nécessité de ne pas tuer la poule aux yeux d’or, nos interlocuteurs ne sont pas législateurs qui sont les initiateurs de ces taxes, mais il important parfois d’attirer leur attention sur les effets contraires qui pourraient être générés par certaines mesures qui sont prises », a fait remarquer M. Bâ Oumar au terme de la réunion, fructueuse de propositions du patronat qui œuvre pour l’amélioration du climat des affaires au Gabon.
Le conclave d’un jour entre l’administration fiscale et la CPG, puissante organisation représentant plus de 300 entreprises (grande et petite taille) et produisant plus de 80% du PIB du Gabon, rentrait dans le cadre du dialogue permanent entre l’Etat et le patronat.
Par ses propositions « pertinentes » non encore rendues publiques, la CPG souhaite que le parlement soit sensibilisé pour rectifier urgemment le tir.
« Parfois c’est notre rôle de proposer les dispositions auxquelles ils n’ont pas pensé à partir du moment où ils estiment de leur bienfondé, ils peuvent les prendre en compte », a-t-il souligné.


Sydney IVEMBI


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