Le Secrétaire général du ministère des Eaux et forêts, de l’environnement, du climat, chargé du confit Homme-Faune, Delphin Mapaga, a clos mardi, les travaux de l’Atelier national de validation de la stratégie et Plan d’action nationaux pour la Biodiversité (SPANB). Aussi bien la Coordination de la SPANB que la centaine de participants (représentants du Système des Nations Unies ; les partenaires au développement du Gabon ; ainsi que les délégués des ministères sectoriels, du secteur privé et des organisations de la société civile), sont tous unanimes pour reconnaitre que les résultats obtenus permettent d’affirmer que le la Stratégie et le Plan d’action nationaux pour la biodiversité adoptés s’alignent bel et bien sur les 23 cibles du cadre mondial de la biodiversité Kumming-Montréal (CMB-KM) pour la période 2022-2030.Gabon.

Dans l’attente de la compilation des recommandations, suggestions et préconisations formulées, la SPANB du Gabon, outre le fait de s’arrimer au cadre de référence, dans ses objectifs globaux de conserver au moins 30% des terres, des eaux intérieures et des zones marines de la planète d’ici à 2030, intègre notamment l’esprit des politiques publiques en matière de biodiversité.
Elle se réfère notamment aux prescriptions majeures du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, lequel place l’homme au cœur du développement durable., c’est-à-dire établir les équilibres nécessaires entre impératifs de développement socio-économique et durabilité environnementale.
« Le Gabon est arrivé à un niveau où on ne fait plus de la conservation pour la conservation. On avait jusque-là mis l’accent sur la conservation quasi intégrale où il fallait tout protéger. Aujourd’hui, il est question d’aller vers la conservation qui valorise les populations. L’équilibre qui est projeté dans la présente SPANB, va consister à aller vers un développement local et une satisfaction des communautés ; tout en préservant nos atouts de biodiversité. », a expliqué Serge Mibambani, Point focal de la Convention sur la diversité biologique (CDB).
La stratégie préconisée constituera donc la feuille de route officielle, la boussole du Gabon pour les années à venir, à l’effet de valoriser un patrimoine naturel exceptionnel, au cœur de fortes attentes sur les plans local (socle de la prospérité du pays, de la sécurité alimentaire, de la santé, du bien-être des populations gabonaises) et planétaire (poumon écologique mondial).
Pour les prochaines étapes, « à la suite de la consolidation des conclusions du présent atelier, le document devra être soumis au gouvernement pour validation, avant d’être transmis au Secrétariat de la Convention pour la diversité biologique. Tout ce processus débouchera sur la vulgarisation de la stratégie auprès de l’ensemble des parties prenantes, notamment les populations, les communautés et la société civile ; et in fine, la mise en œuvre de la Stratégie et du Plan national adoptés », renseigne Tsayi Mouvagha, Coordinatrice de la SPANB.

S’agissant justement de la mise en œuvre efficiente de cette feuille de route, il faudra des sommes de synergies de la part de toutes les parties prenantes avec les partenaires au développement.
« Si la validation technique de ce document est une étape cruciale, le plus difficile reste à venir, sa mise en œuvre effective. Un plan d’action ne vaut que par la réalité de son exécution sur le terrain », a prévenu le Secrétaire général du ministère des Eaux et forêts, de l’environnement, du climat, chargé du confit Homme-Faune, Delphin Mapaga.
L’Atelier national de validation de la stratégie et Plan d’action nationaux pour la Biodiversité (SPANB) a été organisé avec le soutien technique et financier de Seed Fund et du Fonds mondial pour la nature (WWF)
Féeodora Madiba
