USTM : maintien de la grève du SNEC sur fond d’arriérés de vacations

À l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), à Franceville, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) maintient son mouvement de grève. Réuni en assemblée générale jeudi, le syndicat estime que les conditions d’une reprise normale des activités académiques ne sont pas encore réunies, notamment en raison de revendications liées au paiement des vacations et aux conditions de travail.

Le SNEC-USTM reconnaît l’avancement des travaux de réhabilitation engagés sur le campus, mais estime que plusieurs besoins restent à satisfaire. Le syndicat cite notamment la réhabilitation et l’équipement des laboratoires, l’installation de tables-bancs dans certaines salles de cours et la remise à niveau de la salle polyvalente.

La question du paiement des vacations demeure toutefois le principal point de crispation. Selon le président du SNEC-USTM, Dr Ferdinand Evoung Evoung, une enveloppe exceptionnelle de 700 millions de FCFA, débloquée après un audit sur instruction du président de la République, n’aurait pas permis de régler l’ensemble des sommes dues aux enseignants. Le syndicat affirme par ailleurs que les vacataires représentent environ 45 % du personnel enseignant de l’USTM.

USTM à Franceveille / Gabonactu.com
USTM à Franceveille / Gabonactu.com

À cette revendication s’ajoute, selon le SNEC, la situation de jeunes enseignants qui accumuleraient près de trois années d’arriérés de salaires. « Pour le moment, le mouvement de grève continue », a indiqué Dr Ferdinand Evoung Evoung, tout en réaffirmant la disponibilité du syndicat à poursuivre le dialogue avec les autorités. Le mouvement intervient alors que le calendrier académique 2025-2026 accuse déjà un retard, suscitant des inquiétudes chez les étudiants, notamment ceux dont le parcours prévoit des stages. À Franceville, une partie des étudiants doit également faire face aux charges liées au logement et à la vie quotidienne, beaucoup étant originaires d’autres provinces.

L’USTM, établissement public d’enseignement supérieur situé à Franceville, regroupe notamment des formations scientifiques, technologiques et d’ingénierie. Les tensions autour des conditions d’enseignement et de la situation administrative et financière des enseignants peuvent ainsi avoir des conséquences directes sur le déroulement des cours, des examens et des stages. La sortie de crise dépend désormais de la poursuite des discussions entre le SNEC, les responsables de l’université et les autorités compétentes.

Nkili Akieme

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