Corruption : le Gabon évalue la République des Seychelles sur le 2e cycle du mécanisme d’examen de la Convention de l’ONUDC

Le Gabon continue de consolider son retour sur la scène internationale. Après avoir brillamment réussi son propre deuxième cycle d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), le pays vient de se voir confier une responsabilité majeure par l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en conduisant l’évaluation de la République des Seychelles dans le cadre du deuxième cycle du mécanisme d’examen de la Convention.

Les travaux, qui se tiennent du 8 au 10 juillet 2026, marquent une étape importante dans le rayonnement diplomatique et institutionnel du Gabon. Cette désignation fait suite à un tirage au sort organisé par l’ONUDC, conformément aux procédures du mécanisme international d’évaluation des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Cette reconnaissance internationale intervient sous la coordination de Nestor Mbou, président de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), dont les efforts ont permis au Gabon de renforcer la crédibilité de son dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption. Après avoir satisfait avec succès aux exigences de son propre examen, le Gabon endosse désormais, avec professionnalisme et expertise, le rôle de pays évaluateur.

Pour accomplir cette mission de haute responsabilité, le Gabon est représenté par Séraphin Ondoumba, point focal de l’ONUDC, Commissaire membre de la CNLCEI et Expert gouvernemental, ainsi que par Silvère Nzamba, également Expert gouvernemental. Ensemble, ils conduisent l’évaluation de la République des Seychelles en veillant au respect des principes de transparence, d’impartialité et de coopération qui fondent le mécanisme d’examen de la Convention.

En étant appelé à évaluer un autre État partie à la Convention, le Gabon confirme qu’il n’est plus seulement un pays soumis à l’évaluation, mais un acteur reconnu capable d’accompagner d’autres nations dans le renforcement de leurs dispositifs de prévention, de détection et de répression de la corruption.

Antoine Relaxe

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