Elections professionnelles : L’ONEP interpelle sur le retard pris dans la proclamation des résultats

Plus de deux mois après la tenue des premières élections professionnelles dans le secteur privé, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) tire la sonnette d’alarme. Dans une correspondance datée du 29 juin 2026, adressée à la ministre du Travail, du plein emploi, du dialogue social et de la formation professionnelle, le syndicat dénonce l’absence de proclamation officielle des résultats et s’inquiète des conséquences de cette situation sur le terrain.

Selon l’ONEP, les résultats des scrutins organisés les 28 avril (premier tour) et 6 mai 2026 (second tour) n’ont toujours pas été rendus publics par la Commission nationale des élections professionnelles, ni même par les commissions provinciales dédiées. Une attente que le syndicat juge préoccupante, dans la mesure où elle entretient un climat d’incertitude autour de la représentativité syndicale.

L’organisation affirme avoir été informée que plusieurs entreprises du secteur pétrolier et des activités connexes procèdent déjà à l’installation des délégués du personnel, en présence des inspecteurs du Travail, sans tenir compte des syndicats sous la bannière desquels ces représentants ont été élus.

L’ONEP cite notamment les sociétés Maurel & Prom Gabon et Foraserv, à Port-Gentil. Face à cette situation, le syndicat adresse trois principales interrogations à la ministre. Il souhaite connaître la date prévue pour la proclamation officielle des résultats, savoir si les délégués élus peuvent légalement exercer leurs fonctions avant cette proclamation officielle des résultats et déterminer si les employeurs sont habilités à installer les délégués du personnel en excluant les organisations syndicales ayant présenté leurs candidatures.

Pour l’ONEP, ces clarifications sont indispensables afin de préserver la crédibilité de ce processus électoral inédit, de garantir le respect des droits des travailleurs et des organisations syndicales.

En attendant une réponse des autorités compétentes, cette démarche traduit les inquiétudes grandissantes des acteurs du secteur pétrolier, qui appellent à une issue rapide afin d’éviter toute contestation susceptible de fragiliser le dialogue social dans les entreprises.

Alph ’-Whilem Eslie et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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