Riz parfumé : Le choix privilégié des consommateurs, mais attention !

Le riz parfumé est l’un des produits alimentaires les plus appréciés des ménages gabonais. Son parfum, son goût et sa texture en font un incontournable dans les menus au quotidien. Mais derrière certains sachets vendus dans les boutiques de quartier se cacherait une pratique dénoncée par plusieurs consommateurs. Vigilance et prudence !

Selon plusieurs témoignages recueillis, certains gérants de surfaces commerciales, notamment les épiciers de quartiers, mélangeraient du riz parfumé avec du riz ordinaire, communément appelé ‘’riz Moutouki’’, avant de le reconditionner dans des sachets d’un kilogramme ou d’un demi-kilogramme destinés à la vente en détail. Une méthode qui permettrait d’augmenter les quantités vendues tout en conservant le prix du riz parfumé.

« Je me suis rendu compte que le riz n’avait plus la même saveur. Tantôt il dégage bien l’odeur du riz parfumé, parfois il a clairement la texture du riz Moutouki. À la cuisson, on voit tout de suite la différence : certains grains restent longs alors que d’autres gonflent davantage et deviennent plus collants », raconte Sylvie M., mère de famille résidant à derrière la prison.

Même constat pour David T., pompiste dans une station de la place et amateur de cuisine à ses heures libres, qui affirme avoir cessé d’acheter du riz reconditionné. « J’achetais toujours les sachets d’un kilo parce que c’était plus pratique. Mais plusieurs fois, j’ai eu l’impression qu’il y avait deux qualités de riz dans le même emballage. Depuis, je préfère économiser un peu plus et acheter directement un sac fermé en grande surface », a-t-il confié, visiblement désabusé.

À Akanda, Claudine S., commerçante, dit avoir elle aussi été surprise après la cuisson de son riz. « Quand on ouvre le sachet, tout paraît normal. Mais une fois le repas prêt, on remarque que le goût n’est pas le même et que les grains ne cuisent pas de façon uniforme. On a vraiment l’impression que le riz a été mélangé », se désole-t-elle.

Si ces témoignages ne permettent pas d’établir avec certitude l’existence d’une pratique généralisée, ils reviennent avec insistance dans plusieurs quartiers de Libreville. De nombreux consommateurs disent désormais se méfier des sachets de riz reconditionnés vendus dans les boutiques de proximité.

Interrogés sur cette situation, certains habitants appellent les services chargés du commerce et de la protection des consommateurs à effectuer davantage de contrôles afin de s’assurer de la qualité des produits proposés aux populations.

En attendant d’éventuelles vérifications par les autorités compétentes, plusieurs ménages préfèrent désormais se tourner vers des sacs de riz vendus sous emballage d’origine, estimant qu’ils offrent davantage de garanties sur la qualité du produit acheté. Encore, faut-il en avoir régulièrement les moyens.

M.-O. Mignonne et Roberte Adé

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