À l’issue d’une altercation, d’une rare violence, dont les circonstances restent à élucider, un adolescent de 14 ans, connu sous le nom de « Dieu Merci », a été mortellement atteint d’un tir de fusil de chasse par son jeune oncle, âgé de 19 ans, avant que ce dernier ne tente de mettre fin à ses jours. Le drame qui a conduit à l’irréparable et au déchirement au sein d’une famille, s’est produit mercredi au quartier Akué Essimengane, à Bitam, département du Ntem (extrême nord), dans la province du Woleu-Ntem.
Selon les premières informations rapportées par le média Gnext News, corroborées par les premiers témoignages recueillis sur place, Pris dans un accès de colère, l’oncle, âgé de 19 ans se serait, pour un motif dont la nature exacte n’a pas encore été établie, saisi d’une arme de chasse de calibre 12, avant de faire feu à bout portant sur son neveu.

Atteint à la tête, l’infortuné « Dieu Merci » a succombé sur le coup, ne laissé aucune chance aux secours d’intervenir, plongeant sa famille, le voisinage et toute la communauté dans l’émoi et la stupeur.
Après son acte, l’auteur du forfait aurait tenté de se donner la mort en retournant l’arme contre lui. Mais la balle n’a atteint que son épaule, le blessant grièvement sans lui être fatale. Pris en charge en urgence à l’hôpital départemental de Bitam, il y reçoit actuellement des soins sous étroite surveillance des forces de l’ordre, en attendant de répondre de ses actes devant la justice.
Une enquête a été ouverte afin d’établir avec précision le déroulement des faits et de faire toute la lumière sur les circonstances ayant conduit à cette tragédie familiale.
À Akué Essimengane, l’émotion reste vive après la disparition brutale de « Dieu Merci », emporté à l’aube de sa vie dans des circonstances tragiques. Dans ce quartier aujourd’hui meurtri, le silence qui suit le drame porte encore l’écho d’une famille brisée et d’une communauté profondément marquée.
Ce drame remet également en lumière la question de la circulation des armes de chasse, mais aussi celle de la gestion des conflits au sein du cercle familial.
Féeodora Madiba et Darène Mabelle Ayingone
