Affaire Bilie-By-Nze : la CNR dénonce un “kidnapping politique” et exige sa libération immédiate

Dans une communication rendue publique ce 25 avril 2026 à Libreville, la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et les partis politiques alliés montent au créneau après l’arrestation d’Alain Claude Bilie-By-Nze. Qualifiant les faits de “kidnapping” et dénonçant une instrumentalisation de la justice, ils exigent sa libération “immédiate et sans condition”.

La CNR et ses alliés affirment que l’ancien Premier ministre a été « victime d’un enlèvement orchestré par des éléments encagoulés », a-t-il été déclaré dans la communication. Selon le document, Alain Claude Bilie-By-Nze aurait été conduit « manu militari dans les locaux de la DGR », sans convocation préalable ni présentation de mandat, est-il expliqué. La coalition dénonce ainsi une procédure irrégulière, rappelant que « nul ne peut être arbitrairement détenu », en référence aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

Sur le fond du dossier, la CNR et les partis alliés rejettent catégoriquement les accusations portées contre l’ancien chef du gouvernement. « Il n’y a aucun élément de droit qui permette d’établir une quelconque manœuvre frauduleuse », soutient la coalition, évoquant une affaire remontant à 2008 dans le cadre de l’organisation d’un événement culturel.

Elle insiste sur le fait qu’il s’agissait d’une contribution volontaire initiée par les membres du comité, précisant qu’« il ne peut y avoir confusion entre un accusé de réception et une reconnaissance de dette », est-il martelé. De plus, « tous les délais de prescription […] sont largement dépassés », ajoutent les signataires.
Allant plus loin, la CNR évoque une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. « Nous sommes manifestement en présence d’un lawfare », affirme-t-elle, dénonçant « l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif à des fins politiques ». Elle critique un système où « on arrête d’abord et on voit après », a-t-elle déclaré, tout en s’appuyant sur les réactions de certains acteurs judiciaires.

L’incarcération de Bilie-By-Nze « ne sert ni notre démocratie, ni la crédibilité et l’indépendance de notre justice », ont-ils relevé, mettant en garde contre une dérive susceptible de « fragiliser la confiance des citoyens dans les institutions ».

Alain Claude Bilie-By-Nze a été arrêté le 15 avril 2026 aux environs de 18 heures, devant son domicile à Libreville, par des éléments encagoulés, selon les informations relayées par la CNR. Sans convocation préalable ni présentation de mandat d’arrêt ou d’amener, l’ancien Premier ministre aurait été conduit de force dans les locaux de la Direction générale des recherches (DGR), où il lui a été notifié qu’il faisait l’objet d’une plainte pour escroquerie et abus de confiance.

Le lendemain, alors que le procureur de la République évoquait la présomption d’innocence et la poursuite de l’enquête, un mandat de dépôt a finalement été délivré, conduisant à son incarcération. Une séquence qui alimente depuis une vive polémique dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions entre pouvoir et opposition.

Nkili Akieme

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