Dette et économie gabonaises : Le FMI tire la sonnette d’alarme

Au terme d’une conférence de presse lundi à Libreville, le Représentant résident du Fonds monétaire international au Gabon (FMI), Gomez AGOU, est revenu sur un tableau très peu reluisant de la situation socio-économique et financière actuelle du Gabon. Le fonctionnaire de l’institution de Breton Woods s’alarme de la dégradation continue, au cours de cette dernière décennie, de certaines indications contenues dans le dernier rapport du FMI publié le 24 mai dernier.

Le Représentant résident du FMI au Gabon © Gabonactu.com

Le représentant résident du FMI au Gabon a souligné d’entrée que le Gabon a connu très peu de progrès en matière économique et sociale, affirmant que les nouvelles autorités de la transition ont hérité d’une situation sociale et économique extrêmement difficile.

Il y a eu selon Gomez AGOU, un recul du niveau de la population qui s’est accompagné d’un accroissement du chômage, doublé d’une mauvaise gestion des ressources pétrolières et minières ; ainsi que d’un manque de transparence et un endettement très rapide.

Dans son argumentaire, le fonctionnaire du FMI a fait savoir que « la dette publique de l’Etat se situe à 70,5 du PIB en 2023. Cette dette s’est très vite accélérée entre 2022 et 2023, avant le 30 août, parce que vous le savez, il y avait un contexte électoral, donc il y a eu un certain nombre de dépenses extrabudgétaires. Des dépenses faites en dehors du budget ont été également relevées en 2022, 2021 et en 2023 dans le cadre des élections », a révélé Gomez AGOU.  

La société gabonaise en quête de modernité et de mieux-être © Gabonactu.com

Ces dépenses hors budget, dissimulées par le régime déchu, auraient été présentées aux institutions financières internationales, au FMI notamment, par les autorités de la transition, a confié le Représentant résident du FMI qui a dit l’urgence de ramener cette dette à des proportion raisonnables.

Pour ce faire, Gomez AGOU y voit trois priorités essentielles sur lesquelles il en appelle à l’attention du gouvernement et des autorités de la transition. « La première priorité, c’est la question de la transparence, la deuxième, c’est la question de la soutenabilité budgétaire et la dernière priorité c’est la question de la diversification de l’économie », a-t-il suggéré.

Pour autant, le Représentant résident du FMI au Gabon, n’a pas manqué sur la question de la transparence notamment, de féliciter et d’encourager les autorités de la transition qui mènent déjà un certain nombre de réformes et de mesures d’ajustement à cet effet.

Féeodora Madiba

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