Gabon : l’État mobilise 51 milliards de FCFA pour apurer sa dette envers les entreprises privées

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé le déblocage de 51 milliards de francs CFA destinés à apurer une partie de la dette intérieure de l’État envers les entreprises privées, à l’occasion d’une rencontre avec des représentants du patronat organisée au Palais de la Rénovation à l’approche du 66e anniversaire de l’indépendance du pays.

Le chef de l’État a reçu une délégation de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), conduite par son président Alain Claude Kouakoua, ainsi que plusieurs dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) et industries (PMI), pour évoquer les difficultés du secteur privé et les mesures destinées à soutenir l’activité économique et l’emploi.

Sur l’enveloppe globale de 51 milliards de FCFA, 21 milliards seront réglés par le Trésor public, correspondant à 1.478 ordonnances de paiement couvrant la période 2022-2026. Cette première tranche doit bénéficier notamment aux PME des secteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP), de l’entretien, de l’approvisionnement en carburant et de la fourniture de produits alimentaires.

Alain Claude Kouakoua face au président Oligui Nguema ©  Com PR

Ce montant s’ajoute à 30 milliards de FCFA prévus pour le règlement des créances dues aux opérateurs des filières forêt-bois et minière.

Le président gabonais a précisé que le règlement des créances publiques devait respecter les règles de gestion, de contrôle et de transparence en vigueur sous la Ve République. Les entreprises dont les créances ne sont pas encore enregistrées ont été invitées à se rapprocher de la Task Force dédiée, ainsi que de la Direction générale du budget et du Trésor public, afin de faire auditer leurs prestations.

S’adressant aux chefs d’entreprise, Oligui Nguema les a exhortés à transformer ces règlements en investissements, en capacités de production et en créations d’emplois, et à se regrouper pour constituer des entreprises de plus grande envergure susceptibles d’accéder aux marchés publics.

« La force d’un État, ce n’est pas l’administration. C’est le secteur privé », a déclaré Oligui Nguema, cité dans un communiqué de la présidence.

Le président a par ailleurs appelé les entreprises attributaires de marchés publics à davantage de rigueur et de transparence dans l’exécution de leurs contrats, et a instruit le gouvernement d’accélérer le paiement des créances régulièrement établies afin de préserver la continuité des chantiers en cours.

Carl Nsitou

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