Le Festival des arts martiaux de Mandji (FAMA) a réuni plusieurs disciplines de combat lors de sa quatrième édition, organisée récemment au Stade Blanc de Port-Gentil. Initié par Me Maxime Mbo Amvene, le rendez-vous veut promouvoir les arts martiaux, encadrer les jeunes pendant les vacances et repérer de nouveaux talents.
Le public a assisté à des démonstrations de kick-boxing, full-contact, MMA, boxe arabe, boxe anglaise, karaté, aïkido, kung-fu traditionnel et judo. Les différentes écoles ont présenté leurs techniques et leur savoir-faire.
« Le Festival des arts martiaux regroupe tout ce qui est sport de combat et arts martiaux pratiqués dans la commune de Port-Gentil », explique Me Maxime Mbo Amvene.

L’encadrement de la jeunesse constitue l’un des principaux objectifs du festival. Les organisateurs veulent proposer aux jeunes la pratique d’une activité sportive durant les vacances scolaires, période au cours de laquelle certains restent sans occupation. « Cela nous permet d’occuper les jeunes pendant la durée des vacances », souligne l’initiateur du FAMA.
Le festival veut aussi utiliser le sport pour prévenir certains comportements déviants. La pratique des arts martiaux doit, selon les organisateurs, favoriser la discipline, le respect et la maîtrise de soi. « Nous participons à l’encadrement des jeunes par la voie de la sensibilisation contre la délinquance juvénile, contre la consommation des drogues et les grossesses précoces », indique Me Maxime Mbo Amvene.
Au-delà de l’aspect éducatif, le FAMA cherche aussi à repérer les jeunes capables de représenter l’Ogooué-Maritime dans les compétitions nationales. Les performances des pratiquants permettent aux encadreurs d’identifier certains profils susceptibles d’intégrer les futures équipes provinciales. « Nous devons mettre en place des équipes provinciales dans certaines disciplines qui sont compétitives », estime Me Maxime Mbo Amvene.
Cette orientation nécessite toutefois un meilleur suivi des jeunes et une coordination entre les clubs, les écoles d’arts martiaux et les structures sportives régaliennes de la province. Les organisateurs souhaitent désormais renforcer la structuration des clubs et améliorer la détection des talents à Port-Gentil.
Créé en 2022-2023, le FAMA atteint sa quatrième édition avec plusieurs disciplines réunies dans un même cadre. Le FAMA veut ainsi faire des arts martiaux un outil d’éducation, de discipline et de préparation des jeunes aux compétitions.« Nous sommes des pères éducateurs et nous mettons l’accent sur l’émancipation de la jeunesse au niveau de la commune de Port-Gentil », a conclu l’initiateur et promoteur du FAMA.
Jean-Jacques Rovaria Djodji
