À 80 ans, François Ndjaly viole sa petite-fille et écope de 30 ans de réclusion

« Je suis victime de plusieurs viols orchestrés par mon grand-père François Ndjaly à notre village. Il a commencé en 2021 j’avais encore 14 ans, à chaque fois il m’emmène dans la chambre et me soulève la robe et m’écarte les jambes et me fait les rapports », avait déclaré la jeune S. M. aux enquêteurs de la gendarmerie.

Le 6 mars 2021, Olivia Fatima Ndjaly recevait un appel de la brigade de gendarmerie de la commune d’Omboué, lui informant de ce que sa fille S. M. âgée de 14 ans, était victime d’abus sexuels de la part de son grand-père maternel François Ndjaly âgée aujourd’hui de 80 ans.

« J’étais stupéfaite de savoir que mon père avait abusée de ma fille, j’ai même eu du mal à l’accepter vue que c’est ce dernier qui l’élève avec ma mère depuis l’âge de 2 ans », déplore Mme Ndjaly, la mère de la victime selon la lecture du procès-verbal.

De cette révélation la gamine est conduite aussitôt auprès d’un centre hospitalier, où sa défloration était prononcée par le médecin gynécologue. Ainsi, munie de cette pièce dame Olivia Fatima porte plainte contre son père François Ndjaly pour viol sur mineur. Saisi par les forces de l’ordre, il a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Port-Gentil, le 15 mars de la même année.

En enquêtes préliminaires tout comme lors de son procès à la barre, ce pécheur de Batanga  n’a pas manqué de réitéré ces déclarations inscrites dans les procès-verbaux.

« Je ne sais pas ce qui s’est passé pour toucher ma petite fille », a déclaré François Ndjaly durant son procès à la Cour criminelle.

Pour lui, son acte provient des alcools qu’il consommait   qui auraient déréglé son cerveau. D’après lui, à la suite de ce verre de trop, il a eu envie d’avoir des rapports sexuels. Sur le coup, il prend sa petite-fille qu’il entraine au campement où il la déshabille, écarte ses jambes, la pénètre et jouit dans le préservatif qu’il a soigneusement acheté pour la circonstance.

« Je connais la faute que j’ai faite, pardon ! J’avais bu du vin de palme, je ne refuse pas j’ai fait l’amour avec elle. J’avais la capote », a-t-il précisé à la cour criminelle lors de son procès.

Pour le ministère public ‹‹ qu’il termine sa vie en prison en lui accordant 20 ans de réclusion ››, a déclaré l’avocat général tenant le siège du ministère public lors des réquisitions.

Un acte puni par les dispositions des articles 256, 259 et 261 du Code pénal gabonais. François Ndjaly a été déclaré coupable du crime de viol sur mineur de -18 ans et d’inceste sur sa petite-fille. Il a été condamné à la peine de 30 ans de réclusion, dont 12 ans assortis du sursis et à 1 million de FCFA d’amende.

Jean Jacques Rovaria Djodji

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