Trois présumés trafiquants d’ivoire ont été interpellés le 5 septembre 2026 à Ovan, dans le département de la Mvoung, lors d’une opération menée par les Eaux et Forêts et la Police judiciaire de Makokou, avec l’appui de Conservation Justice. Ils détenaient six pointes d’ivoire d’éléphant, découpées en douze morceaux, qu’ils tentaient de commercialiser.
Quatre personnes avaient été interpellées au cours de l’opération. Trois d’entre elles ont été prises en flagrant délit lors de la tentative de vente des pointes d’ivoire. Le quatrième, présenté comme le chauffeur chargé du transport, a finalement été écarté de la procédure, faute d’éléments suffisants permettant d’établir son implication dans le trafic.
Après la clôture de l’enquête, les trois suspects ont été déférés devant le parquet de la République spécialisé à Libreville. Confrontés au parquet le 11 septembre, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Ils devront répondre des faits qui leur sont reprochés dans le cadre de la procédure judiciaire.
Au Gabon, la détention, la vente ou la tentative de vente d’ivoire constitue une infraction sanctionnée par la loi. Les articles 390 et 398 du Code pénal prévoient notamment des peines pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement, ainsi que des amendes pouvant atteindre cinq fois la valeur des produits saisis.
Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte marqué par la persistance du trafic de produits issus de la faune sauvage. Les services des Eaux et Forêts, les forces de sécurité, la justice et les organisations spécialisées poursuivent leurs opérations contre ces réseaux, avec un enjeu qui dépasse la seule protection des éléphants et concerne aussi la lutte contre les circuits de criminalité environnementale.
Christina Thélin Ondo
