Séquences de la rentrée scolaire, ce lundi 7 septembre, dans quelques écoles de Libreville / Gabonactu.com
Après un peu plus de deux (2) mois de vacances et après une semaine de préparatifs administratifs, les établissements scolaires ont officiellement rouvert leurs portes aux scolaires, qui ont donc repris, ce lundi 7 septembre, les chemins de l’école, sur l’ensemble du territoire national, conformément au calendrier édicté par le gouvernement, via le ministère de l’éducation nationale et de l’instruction civique. Mais sur le terrain, cette reprise ne se déroule pas partout au même rythme. Constat.

À l’École publique de Dragages, à Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville, l’heure reste encore largement aux inscriptions et réinscriptions. Parents et élèves continuent de se présenter dans l’établissement pour régulariser les dossiers, tandis que l’administration poursuit les différentes formalités. Les cours devraient progressivement prendre leur rythme au cours de la semaine, le temps de finaliser l’ensemble des opérations administratives, souligne-t-on.
Au lycée public de Montalier, situé dans la même circonscription scolaire en revanche, l’ambiance est déjà celle d’une véritable rentrée. Élèves, enseignants, personnels administratifs et parents d’élèves ont répondu présents. Dans les couloirs, les surveillants veillent au respect des consignes, notamment en matière de tenue vestimentaire.
Ici aussi, pendant que certains élèves prennent place dans les salles et attendent leurs enseignants, des parents, voire certains élèves, profitent encore de cette première journée pour finaliser les inscriptions et réinscriptions ou obtenir des renseignements auprès de l’administration.
Mais à Montalier, cette rentrée est surtout marquée par un défi de taille : les effectifs. Le lycée accueille cette année une importante vague de nouveaux élèves admis en sixième, portant l’effectif total à 1 450 élèves rien que pour ce niveau. Une affluence qui contraint l’établissement à adapter temporairement son organisation.
Expliquant l’organisation des enseignements relativement à ce défi, e proviseur renseigne que les élèves de troisième devront suivre les cours dans l’après-midi pendant environ un mois, le temps de permettre à l’établissement de mieux absorber l’arrivée massive des nouveaux apprenants, en attendant la livraison du nouveau bâtiment en construction.
Cette première journée, quoique timide, est également placée sous le signe de la discipline et de l’exemplarité à Montalier. La chargée de la vie scolaire s’est présentée en uniforme, donnant ainsi l’exemple aux nouveaux élèves et rappelant, par son attitude, les exigences liées à la tenue et au comportement au sein de l’établissement.
Autre décor, même constat
Il a été rare de croiser les élèves en tenue scolaire au lycée Raymond Boucka de Mindoubé 2, où au CES du quartier Damas, tous dans le 5ème arrondissement de Libreville, où parents et élèves, quasiment tous en civile, étaient agglutinés autour des listes d’orientation des élèves.
Dans les compartiments administratifs de ces deux établissements scolaires, comme un peu partout à Libreville, l’on règle encore les questions relatives aux inscriptions et réinscriptions des élèves par les parents qui arrivent par vagues successives. « Ce travail, y compris celui de la confection des emplois du temps et de la répartition des salles de cours, risquent encore de nous prendre toute cette semaine, voire même la semaine prochaine », prévient un responsable d’école s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Au lycée d’Application Nelson Mandéla, dans le 2ème arrondissement de Libreville, il y a affluence ce lundi, les élèves sont en uniformes, mais en réalité, les cours n’ont pas vraiment commencé. Les démarches administratives battent leur plein. Les élèves et les parents poursuivent les opérations d’inscription et de réinscription.
Ici, on parle de réouverture des classes et donc de reprise des cours plutôt ce mercredi, mais pas pour tout le monde. Pour ceux des élèves orientés vers le lycée d’Application Nelson Mandéla, dont les dossiers sont traités directement au bureau du proviseur, il faudra encore patienter. Pour eux, la rentrée reste suspendue à une décision du ministère de l’Education nationale, a-t-on appris.
Féeodora Madiba, Tryphène Lembah et Darène Mabelle Ayingone
