Le Tribunal pour enfants de Port-Gentil a condamné Junior R., le week-end écoulé, à trois ans d’emprisonnement, dont un avec sursis, pour association de malfaiteurs et vol avec usage d’une arme apparente. Le jeune homme était poursuivi pour avoir, avec des couteaux, dépouillé deux femmes de leurs biens, dont 700 000 FCFA, au quartier Mini-Prix en mai 2025.
Les faits remontent au 8 mai 2025, aux environs de minuit, dans le 2e arrondissement de Port-Gentil. Lyse Hirma Miloungou et Prisca Tomba Mombo regagnaient leur domicile lorsqu’elles auraient été prises à partie par Junior R., qu’elles connaissaient dans le quartier.
Selon les éléments du dossier, le jeune homme aurait utilisé deux petits couteaux de cuisine pour contraindre les deux femmes à lui remettre leurs effets. Le butin comprenait notamment un sac à main, une chaînette, des fragrances et 700 000 FCFA. Cette somme appartenait à Lyse Hirma Miloungou et provenait d’une tontine.
Né le 26 mai 2007, Junior R. avait 18 ans au moment des faits. Placé sous mandat de dépôt le 16 mai 2025, il a finalement comparu devant le Tribunal pour enfants. À l’issue des débats, la juridiction l’a reconnu coupable des deux infractions retenues contre lui et lui a infligé trois ans de prison, dont une année avec sursis.
Le jugement prévoit aussi un accompagnement social après la peine. Pendant un an, Junior R. devra être suivi par la Direction des affaires sociales de l’Ogooué-Maritime. Cette structure devra transmettre tous les trois mois un rapport au président de la juridiction pour mineurs sur son évolution et ses conditions de réinsertion.
Sur le plan civil, l’une des victimes, notamment Prisca Tomba Mombo ne s’est pas constituée partie civile tandis que Lyse Hirma Miloungou a, en revanche, été reçue dans cette qualité. Le tribunal a retenu la responsabilité civile de Désirée Tchonga, la mère et de Charlotte Omanda, la tante du présumé et les a condamnées à rembourser 700 000 FCFA à la victime. Les dépens restent à la charge du Trésor public.
Pour Junior R., cette décision met fin à une procédure ouverte après cette nuit du 8 mai 2025. Au-delà des trois années de prison, dont une avec sursis, le suivi social prévu après sa peine devra l’aider à préparer sa réinsertion. Pour les deux victimes, le jugement apporte aussi une réponse judiciaire à une agression qui leur avait fait perdre des biens et une importante somme d’argent.
Jean-Jacques Rovaria Djodji
