Le cabinet de conseil stratégique AILA a publié, jeudi, une note stratégique intitulée « Jeunesse gabonaise : l’art de planifier sans exécuter ». Le document dresse un diagnostic des politiques publiques en faveur des jeunes et formule sept propositions destinées à améliorer leur mise en œuvre, dans un contexte marqué par un chômage élevé et des difficultés persistantes d’insertion.
Dans cette note, AILA estime que le principal défi des politiques de jeunesse au Gabon réside moins dans l’absence de stratégies que dans leur exécution. Le cabinet relève notamment un taux de chômage des jeunes de 35,7 % en février 2025, plus de 7 200 étudiants menacés d’exclusion faute de paiement des bourses sur la période récente, ainsi qu’une hausse de 279 % du nombre de demandeurs d’emploi âgés de 16 à 35 ans en une décennie.
Il propose sept réformes, parmi lesquelles la sanctuarisation du budget consacré à la jeunesse, une réforme de la gouvernance de l’emploi, la création d’une Allocation Tremplin et d’un Hub Jeunes Gabon.
« Le Gabon n’a pas un problème de vision pour sa jeunesse. Il a un problème d’exécution. Cette note ne demande pas un septième plan : elle demande que l’on tienne, enfin, l’un de ceux qui existent déjà », a déclaré Ike Ngouoni Aïla Oyouomi, président d’AILA.

Le cabinet estime également que le Plan national de développement communautaire (PNCD) 2026-2030 constitue une opportunité, à condition qu’il soit accompagné d’un financement pérenne, d’une gouvernance unifiée et d’un mécanisme d’évaluation régulier.
Fondé comme cabinet de conseil stratégique indépendant, AILA accompagne des institutions publiques et privées en Afrique centrale sur les questions de gouvernance, de souveraineté économique et de réformes institutionnelles. Cette publication est présentée comme la première d’une série d’analyses que le cabinet entend consacrer aux grandes transformations du Gabon, avec pour objectif d’alimenter le débat public et la prise de décision.
Dokira Nkili
