À deux jours de la première Journée nationale du retraité et de la personne âgée, les acteurs impliqués dans son organisation peaufinent les derniers détails. Une séance de travail s’est tenue lundi 28 septembre 2026 au siège de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), sous la présidence de la ministre des Affaires sociales, chargée de la Protection de l’Enfance et de la Femme, Dr Armande Longo Moulengui.
Autour de la table figuraient notamment la Direction générale de la CNSS, des représentants de la Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’État (CPPF), ainsi que la Direction générale de la Famille. Les échanges ont porté sur la coordination des différentes parties prenantes et sur les derniers ajustements organisationnels, logistiques, protocolaires et communicationnels nécessaires au déroulement de la journée prévue le 1er octobre sur l’ensemble du territoire national.
Cette première édition intervient après l’adoption, lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026, du projet de décret instituant officiellement la Journée nationale du retraité et de la personne âgée. Le texte prévoit une célébration annuelle, chaque 1er octobre, avec pour objectifs de reconnaître la contribution des retraités et des personnes âgées au développement du pays, de renforcer la solidarité entre les générations et de mieux sensibiliser la société aux enjeux liés au vieillissement.
Mais derrière le caractère symbolique de cette première célébration se trouve une question plus large : celle de la place accordée aux personnes âgées dans les politiques sociales et dans le système de protection sociale. Au Gabon, les enjeux liés à la retraite ont justement connu plusieurs évolutions ces derniers mois.
Le 19 août dernier, la CNSS et la CPPF ont achevé les travaux préparatoires visant à mettre en place un mécanisme de coordination des régimes de pensions de vieillesse du secteur privé et du secteur public. L’objectif affiché est notamment de mieux prendre en compte les carrières effectuées successivement dans les deux secteurs et de préserver les droits des travailleurs concernés. Le dossier a désormais été transmis au Gouvernement pour les suites institutionnelles et réglementaires nécessaires.
Quelques semaines plus tard, le 23 septembre, la CNSS réunissait plusieurs organisations de retraités pour présenter le bilan 2025 de la branche pensions et échanger sur les perspectives. Selon les données communiquées par la Caisse, le taux de dossiers de pension de vieillesse, invalidité et décès (PVID) traités est passé de 59,3 % en 2024 à 79,9 % en 2025. Près de 70 % des instances antérieures à 2025 auraient également été apurées, dans un contexte marqué par la digitalisation progressive des procédures et le renforcement du traitement des dossiers.
Tryphene Lembah
