Le renouvellement du Bureau directeur de la Mutuelle des étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB), prévu mardi 21 juillet 2026, a été reporté à une date ultérieure après des tensions liées à l’invalidation d’une liste candidate. La Commission électorale évoque des raisons de sécurité, tandis que le Secrétariat général annonce des sanctions contre les auteurs des violences.
Après l’examen de plusieurs recours déposés, la Commission avait retenu, vendredi 17 juillet, l’irrégularité de la candidature portée par la tête de liste du Renouveau estudiantin, estimant que la procédure de désignation ne respectait pas les règles établies.
Les deux autres listes engagées dans la compétition, notamment la Coalition des Étudiants pour l’Alternance (CEA) et la Force Estudiantine pour la Relève du Gabon (FERG), avaient été maintenues dans la course après rejet des recours formulés contre elles.
La contestation de cette décision a toutefois dégénéré en affrontements sur le campus universitaire. Des membres du mouvement Renouveau estudiantin auraient incendié des installations, notamment des bacs à ordures et une banderole de campagne, avant qu’une altercation physique n’oppose plusieurs protagonistes.
Face à ce climat jugé incompatible avec la tenue d’un scrutin sécurisé, la Commission électorale a décidé de reporter l’élection à une date ultérieure.
Un scrutin sous tension après onze ans de gouvernance
Organisées tous les deux ans, les élections de la Mutuelle de l’UOB constituent un moment important de la vie universitaire. Elles permettent aux étudiants de choisir leurs représentants chargés de défendre leurs intérêts auprès des autorités académiques.
Le mouvement « Renouveau estudiantin », qui dirigeait la Mutuelle depuis près de onze ans, espérait conserver la direction de l’organisation avant l’invalidation de sa liste. Le report du scrutin ouvre désormais une nouvelle période d’incertitude autour de cette élection qui cristallise les ambitions des différentes organisations étudiantes.
Le Secrétariat général de l’Université Omar Bongo a indiqué que les auteurs des violences devront répondre de leurs actes devant les instances compétentes de l’institution. Des mesures de sécurité devraient également accompagner la reprise du processus électoral afin de garantir un vote apaisé.
Nkili Akieme
