Le Ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère est monté au créneau. Dans un communiqué publié ce lundi, le ministre Thierry Minko apporte un démenti formel à l’article d’Africa Intelligence du 6 juillet, titré « Faux départ dans les négociations entre Libreville et le FMI ».
Le département de Thierry Minko juge « inexactes » les allégations selon lesquelles les discussions avec le FMI seraient « au point mort » ou n’auraient enregistré « aucune avancée » depuis les réunions de printemps d’avril 2026.
« Contrairement à ce qui est avancé, le dialogue entre le Gouvernement gabonais et le FMI se poursuit régulièrement, dans un climat constructif et responsable« , écrit le ministère.
Pour preuve, Libreville cite un chronogramme d’échanges soutenu avec l’institution de Bretton woods. Les deux parties ont tenu près de dix réunions techniques en visioconférence depuis avril, dont trois en juin les 12, 19 et 29. La dernière en date s’est tenue le 6 juillet à 17h entre les équipes du Fonds, conduites par Mme Aliona Cebotari, Cheffe de mission pour le Gabon, et le cabinet du ministre.

Le 2 juillet, Thierry Minko a également été reçu à Washington par le Directeur Afrique du FMI.
L’audit de la dette : un gage de « crédibilité » et non un retard
Le communiqué revient aussi sur le point sensible de l’audit et de la consolidation des passifs exigibles de l’État. Loin d’être une « manœuvre dilatoire« , Libreville présente cette démarche comme « un préalable de bonne gouvernance« .
« Le Gouvernement ne retarde pas le processus ; il veille à ce que les discussions reposent sur des données sincères, exhaustives, consolidées et robustes« , précise le texte.
L’objectif pour Libreville est d’asseoir le futur programme avec le FMI sur « des bases fiables et conformes aux standards » de l’institution de Bretton Woods. Un travail mené « sous les Très Hautes Instructions du Président de la République » pour renforcer la transparence et la confiance des partenaires.
La feuille de route maintenue
Le ministère rappelle que le dialogue s’articule autour de plusieurs chantiers : la loi de finances rectificative 2026, le cadrage macroéconomique et budgétaire 2027-2029, et la préparation des prochaines étapes.
Dans son communiqué le gouvernement gabonais accuse Africa Intelligence de faire une « interprétation partielle » plutôt qu’une « information vérifiée« .
Libreville assure que la porte du FMI reste ouverte et les discussions avancent, même si le tempo est dicté par l’exigence de fiabiliser les chiffres avant tout accord.
Marie Dorothée
