Journée de poésie Justo Bolekia : La femme africaine à l’honneur

Le Prytanée militaire de Libreville à servi de cadre à la 1ère édition de la Journée de poésie Justo Bolekia ((I Jornada de Poesía Justo Bolekia), organisée par l’Institut culturel hispano-lusophone. Placée sous le thème « La femme africaine hier, aujourd’hui et demain », cette rencontre réuni universitaires, diplomates, enseignants, élèves, chercheurs et amoureux des lettres autour d’un même objectif : rendre hommage à la femme africaine et célébrer sa résilience.

Le concours de poésie, temps fort de la journée de cette première édition, était ouvert à trois catégories : jeunes de 11 à 17 ans, adultes et chercheurs. Les candidats pouvaient concourir en français, en espagnol ou dans une langue nationale gabonaise, illustrant la volonté des organisateurs de promouvoir le plurilinguisme et le dialogue interculturel.

Après une évaluation en deux phases écrite puis orale, sept productions ont été distinguées. Le jury a notamment apprécié la qualité de l’écriture, la profondeur de la réflexion, la créativité et la capacité des textes à émouvoir, tout en restant fidèle au thème de l’événement dont le choix répond à « une volonté de rendre hommage à celles qui portent la mémoire de nos peuples, construisent le présent et préparent l’avenir, c’est-à-dire la femme », a souligné La Vice-présidente du comité scientifique, Eugénie Éyang.

Au-delà du concours, les organisateurs veulent faire de cette première édition un espace où se rencontrent poésie, recherche et diversité linguistique. Cette diversité linguistique est sans doute l’une des plus belles réussites de cette première édition. Elle illustre parfaitement l’esprit du prix Justo Bolekia : rapprocher les langues plutôt que les opposer, soutiennent les initiateurs.

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume d’Espagne au Gabon, Rafael Chaves Beardo, a salué le dynamisme de l’hispanisme gabonais. « Pour beaucoup, l’avenir de l’espagnol est en Afrique. En voyant cette salle aujourd’hui, j’oserais dire que ce qui se trouve en Afrique n’est peut-être plus son avenir, mais bien son présent », a-t-il déclaré.

À l’origine de cette initiative, la visite à Libreville du professeur Justo Bolekia en 2024. Pour la présidente du comité d’organisation, Véronique Solange Okome Béka, cette première édition concrétise un rêve longtemps mûri. « Un jour, Martin Luther King a dit « I have a dream ». Et un autre jour, Barack Obama est venu confirmer « Yes, we can ». Ces deux petites phrases résument un peu la raison pour laquelle nous sommes ici », a-t-elle fait savoir.

Soutenue par l’Ambassade d’Espagne, Casa África, l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) et plusieurs institutions gabonaises, cette première édition entend s’inscrire durablement dans le calendrier culturel national.

Pour ses promoteurs, elle marque le début d’un rendez-vous annuel consacré à la poésie, au dialogue des cultures et à la valorisation des femmes africaines, « gardiennes des traditions, actrices du changement et bâtisseuses de l’avenir », soutient-on

Alph ’-Whilem Eslie et Bétines Makosso

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