Réunie en Assemblée générale, samedi, au siège de l’antenne locale de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), la Fédération gabonaise des syndicats des transports et assimilés (Fégasta) a dénoncé les difficultés persistantes dans le secteur du transport urbain. La Fégasta donne 10 jours à la mairie de Port-Gentil pour régler les tensions et brandi la menace d’une grève générale.

Malgré une réunion de cadrage tenue en janvier avec le maire, Pascal Houangni Ambouroue, les transporteurs dénoncent une situation inchangée, marquée notamment par la concurrence déloyale et le non-paiement des taxes par les ‘’clandos’’ et la multiplication des contrôles policiers notamment, jugés abusifs.
« Il était question de discuter sur le conflit qui nous oppose à la collectivité locale en ce qui concerne la concurrence déloyale des clandos, les taximen se font verbaliser à tout va et pour un rient, contrairement aux clandos qui sont les potes des Policiers», a déclaré le président provincial de la Fégasta, Cédric Nkoghé.
La Fégasta évoque également d’autres préoccupations, dont la blouse, le stationnement, la boîte à pharmacie et le racket. Les transporteurs, membres de la Fégasta entendent paralyser la capitale économique dans les dix prochains jours si la crise n’est pas jugulée par l’autorité municipale.
« Le maire étant le premier magistrat de la ville, il est celui qui doit interpeller ces agents et même la Police municipale, afin que les choses soient bien faites dans sa ville. Nous payons les taxes pour exercer dans le périmètre communal, grande est notre surprise de constater que la mairie a lancé le collage de numéros de portières sans nous inviter. Nous donnons dix jours francs au maire à compter du lundi 4 mai pour tout régler », a-t-il prévenu Cédric Nkoghé.

« On a déjà dit au maire que nous ne pouvons pas porter de blouse pour faire taxi. On veut qu’elle soit remplacée par des macarons ou des badges. Dans notre cahier de charges ce problème sera contenu tout comme celui des clandos qui envahissent la ville sans inquiétude totale et celui des contrôles intensifs. On ne peut pas avoir des contrôles du lundi au dimanche et dans tous les quartiers. C’est trop ! », a fulminé Rodrigue Mpira, taximan
M.-O. Mignonne et Jean-Jacques Rovaria Djodji
