A la faveur d’une rencontre universitaire, mercredi, des responsables académiques et des acteurs du numérique ont présenté de nouvelles opportunités pour les étudiants gabonais. Entre l’annonce de bourses d’études offertes par le Royaume d’Arabie Saoudite et la présentation d’une initiative locale visant à digitaliser les universités, la formation et l’innovation apparaissent plus que jamais comme des leviers majeurs pour l’avenir de la jeunesse.

Le Royaume d’Arabie Saoudite entend renforcer son ouverture académique envers l’Afrique en proposant des bourses d’études destinées aux étudiants gabonais. Selon Farraj Ben Nader, Ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Gabon, cette initiative prévoit l’attribution d’une cinquantaine de bourses par an couvrant plusieurs niveaux d’études, notamment la licence, le master et le doctorat, dans des disciplines variées, notamment les sciences.
L’objectif est de permettre aux jeunes talents de développer leurs compétences et d’acquérir une expérience académique internationale, a indiqué le diplomate saoudien, soulignant la volonté du Royaume d’accompagner les étudiants dans leur parcours académique.
Ces bourses ne sont pas réservées uniquement aux étudiants musulmans. Elles sont ouvertes à l’ensemble des étudiants gabonais. Le programme couvre l’ensemble des frais, notamment l’hébergement, le billet d’avion et les charges liées aux études.
Pour candidater
Les étudiants intéressés sont invités à se rapprocher de l’Agence nationale des bourses du Gabon (Anbg) afin d’obtenir les informations nécessaires, ainsi que le lien vers la plateforme officielle « Étudier en Arabie Saoudite » pour déposer leurs candidatures.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération académique et scientifique. Les responsables universitaires ont salué les efforts de l’administration et du corps professoral pour améliorer le niveau académique et former des cadres capables de contribuer au développement de leurs communautés et au rayonnement du continent africain sur la scène internationale.
Dans cette perspective, les autorités ont réaffirmé leur volonté d’élargir les partenariats avec les institutions d’enseignement et de recherche afin de favoriser les échanges scientifiques et culturels, tout en renforçant les liens d’amitié et de coopération entre les peuples.

Le numérique au service de l’université gabonaise
Parallèlement à ces opportunités internationales, des initiatives locales émergent pour moderniser l’enseignement supérieur gabonais. Ingénieur en informatique et CEO de la start-up Coding Enterprise, Orphée Myene a présenté un projet baptisé «Université virtuelle ».
Selon lui, cette plateforme se veut un écosystème numérique capable d’assurer la gestion complète d’une université. « Notre mission est de digitaliser les institutions gabonaises et, pour commencer, nous avons lancé ce que nous avons appelé l’université virtuelle », a-t-il expliqué.
L’outil vise à faciliter la gestion académique, administrative et pédagogique des établissements d’enseignement supérieur grâce aux technologies numériques.
Elliott Ana Merveille et Darène Mabelle Ayingone
