Les leaders syndicaux du secteur du commerce et des activités informelles ont tenu une déclaration de presse ce samedi 18 avril, dans un contexte marqué par la multiplication des contrôles et des sanctions jugées parfois excessives par les opérateurs économiques. Cette sortie vise à apaiser les tensions et à informer sur les démarches en cours.
Prenant la parole, Abbas Nzengui, président de la Confédération gabonaise des travailleurs indépendants (CGTI), a assuré que les autorités ont engagé un processus de réflexion pour répondre aux préoccupations soulevées sur le terrain.
« Le gouvernement n’est pas resté insensible suite aux multiples contrôles qu’on peut constater. Une commission est en train de travailler pour trouver des solutions définitives à la question relative à la parafiscalité, c’est-à-dire au conflit de compétences sur les mêmes amendes », a-t-il déclaré.
Il a précisé que plusieurs organisations prennent part à ces concertations, notamment le SINACOGA, le Syndicat national des petits métiers, le SIPES, le Syndicat national de la charte commerciale, le collectif des supérettes ainsi que la CGTI. L’objectif est de mieux encadrer les pratiques de contrôle et d’éviter les chevauchements entre administrations.
Dans le même temps, les syndicats appellent les commerçants à rester en conformité avec la réglementation en vigueur.
« C’est pourquoi nous vous demandons humblement de respecter vos obligations, c’est-à-dire payer vos patentes, payer vos taxes municipales pendant que l’État est en train de trouver des solutions aux problèmes que nous rencontrons au quotidien », a insisté Abbas Nzengui.
Enfin, les responsables syndicaux encouragent une mobilisation autour des organisations professionnelles pour mieux défendre les intérêts du secteur.
« Aussi, nous voudrions que vous vous mobilisiez autour des syndicats qui défendent vos droits et vos intérêts, car nos droits sont attachés au respect de nos obligations. Chers commerçants, chers entrepreneurs, aidons le président de la République à mieux nous aider », a-t-il conclu.
Christina Thélin Ondo et Frida Dodo
