À la faveur du Salon du livre jeunesse de Libreville, la Communauté tchadienne du Gabon a organisé, dimanche 12 avril, une rencontre littéraire intitulée « Thé et textes du Tchad au Gabon ». Ce rendez-vous culturel, placé sous le signe du partage et de la fraternité, a permis de mettre en lumière la richesse de la production littéraire tchadienne, tout en renforçant les liens interculturels entre les communautés vivant au Gabon.

Dans une ambiance chaleureuse et empreinte de convivialité, auteurs, éditeurs et amoureux des lettres se sont réunis pour célébrer la littérature tchadienne. Initiée par l’Association de la communauté tchadienne du Gabon, cette rencontre a offert au public l’opportunité de découvrir des extraits d’œuvres d’écrivains fondateurs tels que Brahim C. et Antoine Bangui, à travers des séances de lecture et d’échanges.
La présence de l’écrivaine et éditrice gabonaise Sylvie Ntsame a apporté un éclat particulier à l’événement, soulignant l’importance de la coopération culturelle entre les pays africains.

Le président du Comité d’organisation, Renaud Dinguemnaial, a insisté sur la portée symbolique de cette initiative : « Cette rencontre dépasse le simple cadre d’une activité culturelle. Elle traduit la volonté de toute une communauté de faire connaître son patrimoine littéraire et de créer des passerelles entre les peuples. Le livre est un vecteur de mémoire et d’identité ; en le mettant à l’honneur, nous affirmons notre attachement à la transmission des savoirs et au dialogue des cultures», a-t-il déclaré, saluant l’engagement collectif ayant permis la réussite de l’événement.
Le président de la Communauté tchadienne au Gabon, Oumarou Gaissala, a mis en avant la symbolique du thé, élément central de la rencontre : « Dans nos traditions sahéliennes, le thé est bien plus qu’une boisson. Il représente un moment de communion, un espace où les générations se rencontrent et où la parole circule librement. En associant le thé aux textes, nous avons voulu recréer ce cadre d’échange, propice à la réflexion et au rapprochement des cultures ».

Moment particulièrement émouvant, des ouvrages ont été remis au Directeur de la bibliothèque centrale de l’Université Omar Bongo 5UOB) afin de contribuer à l’enrichissement de son fonds documentaire.
« Ce geste revêt une importance capitale pour notre institution. Ces ouvrages permettront non seulement de diversifier notre collection, mais aussi d’offrir aux étudiants et aux chercheurs un accès élargi à la littérature tchadienne, encore trop peu représentée dans nos rayonnages. Nous recevons les livres des livres venant de l’occident mais c’est la première fois qu’un pays de la sous-région marque de ce geste », a-t-il remercié, au nom des bénéficiaires eu usagers de la bibliothèque dont il a la charge.

Un hommage appuyé a été rendu à Sylvie Ntsame pour son engagement constant en faveur de la promotion du livre africain. La présidente des femmes tchadiennes au Gabon, Françoise Sagnande, lui a remis une calebasse, symbole de partage et d’hospitalité.
Touchée par cette marque de reconnaissance, l’écrivaine a déclaré : « Recevoir cette calebasse est un honneur qui me touche profondément. Elle incarne les valeurs de solidarité et de transmission que nous défendons à travers le livre. La littérature africaine possède une richesse inestimable et il est essentiel que nos institutions et nos communautés unissent leurs efforts pour la faire rayonner au-delà de nos frontières ».
Cette rencontre littéraire s’inscrit dans la dynamique de la deuxième édition du Salon du livre jeunesse de Libreville (SLJL), organisée du 7 au 11 avril 2026 à la Chambre de commerce de Libreville sous le thème « Lire le monde de demain ». Porté par l’Association pour la promotion du livre et des arts (APLA), cet événement vise à susciter l’intérêt des jeunes pour la lecture et à encourager l’expression littéraire.
En marge de cette initiative, la Communauté tchadienne du Gabon s’est distinguée par l’organisation d’un dîner littéraire, illustrant son engagement en faveur du rayonnement culturel et du dialogue interculturel.
Nkili Akieme
