Déjà condamné pour trafic de drogues, Michel Mermoz Obame Etoughé, gabonais de 41 ans, a été interpellé avec 10 920 comprimés prohibés par les éléments de la Brigade territoriale de gendarmerie de Méyo-Kyé, dans la province du Woleu-Ntem (nord), avant d’être transféré à Libreville. Il a été retrouvé en possession du dealer une importante cargaison de médicaments prohibés et autres substance pharmaceutiques sensibles.
Au total, la saisie comprend 750 comprimés de Dizapam (74 plaquettes), 170 comprimés de Dexacure (17 plaquettes), 9 500 comprimés de Tramaking (119 plaquettes), 200 comprimés de Rufenac (20 plaquettes) et 300 comprimés de Tapentadol (30 plaquettes). Des produits pharmaceutiques souvent détournés de leur usage thérapeutique et écoulés sur des circuits parallèles.
Père de neuf enfants, Michel Mermoz, a été arrêté à la suite d’un contrôle effectué par les forces de sécurité dans le département du Ntem, près de Bitam, non loin de la frontière avec le Cameroun. La découverte de la cargaison a été faite lors de la fouille du véhicule dans lequel circulait le suspect.
Les gendarmes ont aussi retrouvé, dissimulées au fond de la malle arrière, plusieurs plaquettes de médicaments dont la circulation est strictement encadrée.
Au cours de son audition, le mis en cause aurait expliqué aux enquêteurs s’être approvisionné à Kyé-Ossi, une ville camerounaise frontalière du Gabon, auprès de son beau-frère. Il aurait également soutenu que cette importante quantité de comprimés était destinée à sa consommation personnelle, une version qui n’a manifestement pas convaincu les officiers de police judiciaire.
Selon des sources judiciaires, Michel Mermoz Obame Etoughe n’en serait pas à sa première affaire avec la justice. Ce cultivateur aurait déjà été condamné par le passé pour détention de chanvre indien, ce qui renforce les soupçons des enquêteurs quant à une implication dans des activités liées au trafic de stupéfiants.
À l’issue de la procédure préliminaire, le suspect a été transféré à Libreville afin de répondre de ses actes devant la juridiction spécialisée compétente en matière de trafic de stupéfiants. L’enquête devrait permettre d’établir les contours du réseau d’approvisionnement et d’identifier d’éventuels complices impliqués dans l’acheminement de ces substances sur le territoire gabonais.
Elliott Ana Merveille et Tryphène Lembah
