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Vigoureusement opposé à la dépénalisation de l’homosexualité, un collectif des prêtes du Gabon écrit une lettre ouverte au Président Ali Bongo   

Vigoureusement opposé à la dépénalisation de l’homosexualité, un collectif des prêtes du Gabon écrit une lettre ouverte au Président Ali Bongo   

Un collectif de 12 prêtes de l’Eglise catholique du Gabon baptisé : «  Collectif sacerdotal pour la réappropriation du Gabon », très en colère contre la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon adopté récemment par le parlement, a écrit au Président Ali Bongo Ondimba  pour manifester son indignation. Lecture.

« Collectif sacerdotal pour la réappropriation du Gabon

Lettre ouverte à Monsieur Ali Bongo-Ondimba, Président de la République, Chef de l’Etat

Monsieur le Président de la République,


De façon symbolique, nous avons constitué un groupe de 12 prêtres des différents diocèses du Gabon et sommes en lien avec des centaines d’autres ministres du culte dans le pays. Parce que citoyens, parce que chrétiens, pasteurs du peuple de Dieu et à la suite des interventions de différents leadeurs religieux, nous avons pris l’initiative de vous adresser cette lettre et sous cette forme au regard de l’actualité brûlante et gênante de notre pays relative à la dépénalisation de l’homosexualité. Notre démarche vise essentiellement à consolider le vivre-ensemble, la protection de nos valeurs communes et limiter la fracture sans cesse grandissante entre nos institutions et le Peuple qu’elles devraient représenter.

Le projet de loi querellé voté le 24 juin 2020 par 48 députés sur un parlement de 143 membres et confirmé le 29 juin 2020 par le Sénat met particulièrement en lumière l’incohérence et l’improvisation totale dans laquelle s’enfonce inlassablement l’État Gabonais, particulièrement depuis l’aggravation de vos problèmes de santé. En effet, le 5 juillet 2018, vous avez promulgué la loi 042/2018 pénalisant l’homosexualité au Gabon. Les observateurs de la vie politique gabonaise furent surpris car cette loi prise dans la « précipitation » sortie de nulle part était totalement déconnectée des préoccupations majeures des Gabonaises et des Gabonais. Mais cette position exprimée par l’ensemble de la majorité au Parlement ne posait aucun problème a priori : elle correspondait à nos différentes cultures, à nos valeurs communes.

Quelques mois plus tard, toujours déconnecté des préoccupations des compatriotes, de votre projet de société et de l’actualité du moment, votre gouvernement effectue un rétropédalage en introduisant une modification de la loi susmentionnée par la suppression de l’alinéa 5 actant de fait la dépénalisation de l’homosexualité dans notre pays et, faisant du Gabon un des rares pays africains à prendre cette position à l’encontre de nos mœurs, us et coutumes. Vis-à-vis des peuples frères et amis, vous mettez les Gabonais dans l’embarras ! Sortant du jeu de mots, il convient de préciser que cette dépénalisation ouvre une voie de fait à la reconnaissance tacite de l’homosexualité au Gabon.

Dans ce contexte, cette initiative politique qu’on l’approuve ou non apparaît surtout sidérante tant elle est incompréhensible, vicieuse pour le commun des compatriotes et hors sujet dans notre contexte national. A ce sujet, l’activisme de votre épouse, Mme Sylvia Bongo, pour défendre ce projet de loi controversé sur les réseaux sociaux interroge sur qui en est réellement l’initiateur : une simple lubie du couple présidentiel ou des amis au mépris des valeurs fondamentales de tout un peuple ? Pour elle, le Gabon vient de réaliser un énorme progrès par la reconnaissance du « droit à l’amour ».

Aujourd’hui c’est la célébration de l’amour des personnes de même sexe et demain la pédophilie, la zoophilie et amoureux du sang humain seront aussi célébrés dans notre République ? Avant de vouloir élargir le noyau dur des droits de l’homme, faudrait-il rappeler que les progrès attendus aujourd’hui sur cette question sont plutôt liés à la reconnaissance du droit à la vie, le droit à une vie digne (santé, éducation, alimentation, environnement sain etc.) et la reconnaissance de libertés fondamentales (liberté d’expression, de manifestation, droit aux médias publics pour tous, etc.). Un simple tour dans nos écoles, hôpitaux, prisons, casernes, quartiers, les morgues et cimetières permettra de réaliser l’ampleur des dégâts et du chantier à mettre en place !

Au commencement Dieu créa l’homme et la femme » (Gn 1, 27). Cette différenciation de base, naturelle est la seule capable de rendre la vie possible car, l’Homme est le fruit de l’union entre les sexes opposés. C’est cette option anthropologique qui garantit la pérennisation de l’espèce et des générations. C’est ce que nos ancêtres ont toujours célébré et soutenus car c’est le fondement de nos valeurs culturelles d’hier et d’aujourd’hui. C’est aussi l’option de notre mère patrie qui prône une politique nataliste ayant pour sceau « la maternité allaitant ».

Conscients que des personnes homosexuelles ne peuvent assumer cette vocation ne fait porter aucun jugement sur leur vie privée, et ne fait donc pas de nous des homophobes. Ainsi, les églises dans leur variété ne combattent nullement les homosexuels. Elles considèrent que cette pratique sexuelle n’est pas un choix volontaire des personnes mais le fruit de circonstances malheureuses souvent liées aux blessures de l’enfance, à l’environnement et aux pressions extérieures des lobbies.

Dans notre pays, par exemple, beaucoup le sont devenus pour intégrer des cercles ésotériques qui offrent une ascension sociale et matérielle coupée du mérite et sont souvent obligés de mener une double vie. Ces personnes n’ont jamais été inquiétées par nos institutions et par nos populations car elles sont filles et fils de la République. C’est donc une peine et une douleur pour beaucoup de ces personnes et leur famille davantage stigmatisées aujourd’hui du fait de cette loi totalement déconnectée de nos valeurs, de nos aspirations et des urgences du moment.

Monsieur le Président de la République,

La crise sanitaire actuelle et les évènements bouleversants que nous rencontrons au quotidien nous invitent à réaliser au mieux le caractère fragile, éphémère et plein d’illusions de la vie. Un petit virus vient de bousculer et mettre à genoux des nations entières malgré les agendas des maîtres du monde. Les virus sont déjà assez nombreux dans la société gabonaise. En ajouter de nouveaux serait prendre des risques inutiles mais surtout redoutables. Les Saintes Ecritures posent cette question aux dirigeants de la nation aujourd’hui : « Quel père parmi vous, si son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu d’un poisson ? Ou bien, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? » (Lc 11,11-12). Restant dans la quête de ce qui rassemble et de ce qui pourrait apporter des réponses concrètes aux soifs et aspirations profondes du Peuple gabonais, nous vous invitons solennellement d’écouter la voix de la sagesse et renoncer à la promulgation de cette loi inique et stigmatisante.

Les cultures envahissantes, bon marchées, hédonistes et pouvant déraciner notre identité ne sont pas les meilleures importations pour notre chère patrie. Mieux, cette loi qui pose un sérieux problème de légitimité (votée par 33,5% de députés) heurte la conscience collective des compatriotes et expose davantage les homosexuels qui ont toujours vécu sans inquiétude dans nos cités. Inutile d’ajouter un fardeau supplémentaire à nos concitoyens déjà accablés par la misère, la précarité, le chômage, la vie de plus en  plus chère, l’abandon de l’Etat et l’insécurité.

Que Dieu bénisse le Gabon, soutienne les nobles combats de son Peuple et nous préserve de toute abomination !

Très respectueusement,

Le Collectif

Jean-Bernard Asseko (Vicaire Général émérite d’Oyem), Bruno Ondo (Prêtre – France), Félicien Ndong (Prêtre formateur Oyem), Fidney Minko (Prêtre Makokou), Rodrigue Mounguengui (Prêtre Mouila), Alexandre Ndong (Prêtre Libreville), Dominique Evouna (Prêtre Medouneu), Gaël Nze (Prêtre éducateur), Giscard Ovono (Prêtre Minvoul), Paul-Marie Mba (Prêtre religieux), Stéphane Andoua (Prêtre Rome), Emmanuel Mewourou (Prêtre Bitam).

Fait à Libreville, le 30/06/2019

Contact local : 066321133 – International : +33780862746 E-mail : [email protected]»

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