Réveillon de noël : l’église catholique ne veut plus les palabres avec l’Etat

Les grandes figures de l’église catholique au Gabon © DR

Dans une lettre adressée à tous les prêtres du diocèse de Libreville, Monseigneur Jean Patrick Iba-Ba recommande à tous les prêtres de ne pas organiser les traditionnels réveillons de noël marquant la naissance de Jésus Christ et de nouvel aussi appelé la Saint Sylvestre à cause des mesures barrières contre le coronavirus dictées par l’Etat.


« Vous veillerez à ce que ces fêtes de noël et de nouvel an se déroulent dans le respect du protocole sanitaire établie par les autorités gouvernementales en vue du bien-être de tous », recommandant le chef de la puissante église catholique au Gabon.

« La nativité devra s’achever au plus tard à 20 heures dans toutes les paroisses afin de permettre le retour des chrétiens dans leurs domiciles avant le couvre-feu (fixé à 22 heures, ndlr) », ordonne Mgr Iba-Ba.

La fête de la nativité est célébrée dans la nuit du 24 au 25 décembre. Chez les chrétiens, elle symbolise la naissance du Christ à Bethlehem en Judée. C’est l’une des très grandes fêtes chrétiennes.

Concernant la fête de nouvel an, l’archevêque de Libreville demande qu’une « messe soit célébrée » le 31 décembre à 17 heures dans toutes les paroisses.

« Aucune veillée de prière ne sera organisée dans toutes les paroisses de l’archidiocèse de Libreville », insiste Mgr Iba-Ba.

Ce message de l’archevêque de Libreville est très conciliant par rapport à la passe d’armes que s’est livrée l’église et le gouvernement en octobre dernier.

Fin octobre, en effet, le clergé avait unilatéralement décidé d’ouvrir de force toutes ses paroisses fermées depuis mars dans le but de freiner la propagation de la pandémie du coronavirus.

Ce bras de fer avait entrainé des scènes hallucinantes devant les églises catholiques, à Libreville comme à l’intérieur du pays. A Oyem par exemple, la police à lancé des grenades assourdissantes pour disperser les fidèles venus exercer leur droit de prier dans leur chapelle.

Le gouvernement n’avait pas toléré ce pied de nez. Il avait déployé les forces de sécurité qui avaient encerclé les églises et empêché la reprise forcée des cultes.

Le 2 décembre, le pape François a dépêché à Libreville le Nonce apostolique, Mgr Francisco Escalante Molina (en français facile, ambassadeur du Vatican au Gabon) auprès du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba pour calmer le jeu.

Marie Dorothée


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