Racket : les gendarmes ripoux risquent jusqu’à 6 mois de suspension de salaire

Le haut commandement de la gendarmerie nationale du Gabon, a dans une déclaration lue par le capitaine Alexis Tchanga Mvouendi, Directeur des Relations publiques de l’institution a averti que les gendarmes qui ont fait du racket leur exercice quotidien s’exposent à des lourdes sanctions allant de 45 jours d’arrêt de rigueur à une suspension de solde et de fonctions de 3 mois à 6 mois conformément au statut du corps.

« Les brebis égarées qui ont fait du racket leur exercice quotidien (…) s’exposent ainsi à des lourdes sanctions allant de 45 jours d’arrêt de rigueur à une suspension de solde et de fonctions de 3 mois à 6 mois conformément au statut du corps », averti le haut commandement de la gendarmerie nationale.

« La gendarmerie nationale participe très activement à la lutte contre le racket et la corruption sous toutes les formes aux côtés du ministère de la lutte contre l’enrichissement illicite. La gendarmerie nationale ne ménage aucun effort pour mettre un terme à ces pratiques qui ternissent gravement l’image de l’institution », ajoute le texte.

Cependant, la gendarmerie nationale rappelle qu’il n’est pas question pour les transporteurs et les usagers de faire dans l’invective, l’excès de zèle et tous autres trafics d’influence réel ou supposé à l’endroit des agents des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions comme c’est la pratique aujourd’hui car, lutter contre le racket n’est pas synonyme de la fin de la police de la circulation routière qui reste une mission régalienne transversale prévue dans les textes orgationnels de la gendarmerie nationale.

La gendarmerie invite les usagers à composer le 1401 pour dénoncer tous les comportements « rétrogrades ».

« Ne remettez pas votre argent aux gendarmes sans quittance du Trésor ! » conseille la gendarmerie nationale.

Les syndicats des transporteurs dénoncent régulièrement les rackets massifs organisés par les gendarmes et policiers. Ces derniers multiplient les points de contrôle devenus des péages pour remplir les poches des agents et non les caisses de l’Etat.

Les nombreuses grèves des transporteurs pour mettre fin à cette corruption à ciel ouvert n’ont jamais fait bouger le mammouth.

La conséquence pour les usagers c’est le ralentissement du trafic, le renchérissement du coût du transport en commun.

Carl Nsitou

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