Prévention des conflits en Afrique centrale: l’ONU renforce les capacités  des acteurs

Le Centre sous régional des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (CNUDHD-AC) et  le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) ont conjointement organisé du  29 au 30 novembre  20201 à  Libreville un atelier sous régional de renforcement des capacités, dédié aux  acteurs impliqués dans l’alerte précoce et la prévention des conflits en Afrique centrale,  confrontée  aux conflits armés récurrents. 

L’intérêt de ses assises, identifier des stratégies pratiques pour le partage des informations entre les parties prenantes. Il s’agit  aussi  de déterminer les sources de financement pour la création des antennes nationales du MARAC.

« La sous-région de l’Afrique Centrale est emprise à des crises à répétition et si on  ne fait pas attention, les 2ème  et 3ème  guerres mondiales vont être les crises qui viendront des processus électoraux. En sus nous avons des conflits armés comme en RDC et en RCA, la crise sociopolitique de 2016 ici au Gabon par exemple à cela s’ajoute la crise sanitaire, les Etats d’Afrique Centrale qui ont du mal à ouvrir leur espace civique l’on encore renfermé avec toute cette recrudescence de ces crises », a expliqué Maximilienne Ngobe, Directrice exécutive du réseau des Droits Humains et Afrique Centrale, membre de la COPAC.


La rencontre était caractérisée par  d’intenses travaux et de partage d’expériences. Les participants se sont plongés sur des sessions mettant en relief  le contexte sécuritaire sous régional et son impact sur les Droits de l’Homme de prévention des conflits par les Nations Unies.

Pour Laurent Akobi, membre du CNUDHD-AC et chef d’équipe de réponse à l’urgence, « nous avons organisé cet atelier avec l’UNOCA pour appuyer le MARAC (Mécanisme d’alertes rapides de la CEEAC) et le COPAC dans les questions d’alertes précoces. Même si beaucoup d’ateliers ont été fait, il reste encore beaucoup à faire. Et donc renforcer les capacités de ces acteurs au niveau communautaire et nationaux de chaque pays pour qu’au niveau sous régional tout marche ».

Irina Coretta Abang Obame


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